SUD AREA


On vaut mieux que ça

Posted in Revue de presse par sudarea sur 7 mars 2016
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Youtubeurs/Youtubeuses, vidéastes, blogueurs/blogueuses, face au projet abject et absurde de réforme du code du travail, nous pensons qu’il est temps de ne plus rester dans notre coin. Nous avons décidé de nous retrouver, d’en parler et de vous proposer de nous rejoindre pour montrer à ceux qui prétendent nous gouverner que, nous tous, #OnVautMieuxQueCa .

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Myriam dit à la cfdt où signer …

Posted in Communiqués SUD / Solidaires par sudarea sur 6 mars 2016
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Pour une profonde réforme du système bancaire

Lors de la campagne présidentielle 2012, François Hollande avait désigné un adversaire sans nom, sans visage mais qui pourtant gouvernait, « cet adversaire c’est la finance » disait-il.

La réforme bancaire qui doit être présentée au parlement ces prochaines semaines était une bonne occasion de prendre les mesures qui s’imposaient pour remédier aux effets mortifères d’une finance dérégulée. Le gouvernement aurait pu envoyer un signal fort rompant avec les politiques d’austérité, les coupes budgétaires et la socialisation des pertes des banques qui représentent pour l’essentiel des dettes illégitimes. Il a malheureusement fait le choix de rester sous l’influence des lobbies patronaux et financiers.

En effet, à la lecture du projet de loi, il apparaît hélas que cette réforme fasse long feu. Les raisons profondes qui ont formé le terreau des deux crises financières majeures qui viennent de se succéder ne sont pas traitées.

Pour l’Union Syndicale Solidaires :

- La réforme bancaire doit opérer une séparation juridique et opérationnelle entre les activités commerciales et les activités de marché des banques, afin d’isoler les dépôts des clients et les protéger des activités spéculatives auxquelles se livrent les banques sur les marchés financiers nationaux et internationaux.

- Le projet de loi doit prévoir des mesures de nature à empêcher les banques de spéculer sans risque en jouant sur « l’aléa moral » qui met les États sous la coupe des banquiers.

- De plus, un certains nombres de pratiques, d’opérations et de produits (l’effet de levier, la titrisation, les transactions de gré à gré, etc.) doivent être purement et simplement interdits. – Enfin, il ne faut pas rater l’occasion d’ouvrir un véritable front sur le droit au compte et l’accessibilité bancaire trop longtemps considérés comme des fardeaux par le milieu bancaire et négligés par l’Etat.

Aussi légitime qu’elle soit, la question de la séparation de la banque de détail et de la banque de financement ne doit pas occulter la question essentielle : le rôle des banques et leur mode de fonctionnement. Quelle utilité y-aurait-il pour les populations de séparer les deux banques si leurs activités respectives ne sont pas mises au service de la collectivité ? Une réforme bancaire digne de ce nom doit aller plus loin.

Parce qu’il est utile à l’ensemble de la collectivité, parce qu’il doit assurer l’intégrité des systèmes de paiement, parce qu’il doit protéger les dépôts et assurer son rôle de pourvoyeur de crédits, le système bancaire doit être socialisé. C’est-à-dire devenir un authentique service public placé sous contrôle citoyen avec un partage de décision entre les dirigeants, les élus locaux ainsi que les représentants des salariés, des clients, des associations et des instances bancaires nationales et régionales.

L’Union syndicale Solidaires participera à toutes mobilisations à venir pour une véritable réforme du système bancaire.

 

Sécu : le gouvernement lèse en douce les salariés malades

Posted in Revue de presse par sudarea sur 12 octobre 2011
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C’est une petite mesure socialement « scélérate » que le ministère du Travail a imaginé dans le cadre de la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), soumis ce mercredi au Conseil des ministres : la discrète diminution de près de 6% des indemnisations journalières (les « IJ ») versées en cas d’arrêt maladie.

Cette mesure touchera 7 millions de salariés malades, parfois parmi les plus fragiles. Ainsi, avant d’être déclaré en invalidité, un salarié peut vivre jusqu’à trois ans sur ses IJ. Et pour des petits salaires, 6% d’indemnités en moins, ce n’est pas rien.

Ce coup de hache dans le pouvoir d’achat des salariés malades ne pourra même pas être débattu par le législateur pendant l’examen du PLFSS : il sera donné par un simple décret, applicable dès le 1er janvier 2012.

Une indemnisation en baisse de 40 euros pour un salarié au smic

Le gouvernement assume sa volonté de faire des économies. Mais il présente volontiers cette réforme comme une simple mesure « technique », dans le cadre de la nécessaire « harmonisation et simplification des méthodes de calcul ». Il s’agit explique-t-on même, de rendre plus « visibles » les droits des salariés. Mais comment rendre plus visibles des droits que l’on fait disparaître ?

« Il s’agit aussi d’intervenir sur des dépenses dynamiques : les IJ maladie ont augmenté de 5,1% en 2009 et de 3,8% en 2010 » explique-t-on au ministère du Travail et de la Santé.

Comment on arrive à une baisse de 5,8%

► Le gouvernement remplace 50% du salaire brut par 60% du salaire net ;

► 60% du salaire net, c’est 47,1% du salaire brut

► La perte pour le salarié est donc de : (47,1‐50) / 50 = ‐ 5,8%

Concrètement, le projet prévoit de calculer désormais l’indemnisation maladie en fonction du salaire net plutôt que du salaire brut. L’indemnisation maladie passerait ainsi de 50% du salaire brut à à 60% du salaire net.

Soixante, un chiffre bien rond… mais un arrondi qui pénalise les malades, puisque 60% du net correspond à 47,1% du brut, et non pas à 50%. Dans ce tour de passe-passe, le salarié voit son « taux de remplacement » baisser, et cette baisse correspond à 5,8% de ses indemnités.

Pour un salarié au smic (1 365 euros brut, 1 071 euros net), l’indemnisation mensuelle par la Sécurité sociale passerait donc de 680 à 640 euros…

Les conséquences

Si le gouvernement avait voulu être neutre, il aurait remplacé 50% du brut par 63,7% du net. Mais il a préféré récupérer au passage 220 millions d’euros par an.

Combien de personnes seront touchées par cette mesure ? Un salarié sur quatre connaît chaque année un arrêt de travail, soit 7 millions de personnes.

  • 30% ont moins de huit jours d’arrêt maladie par an ;
  • 57% ont entre huit jours et trois mois ;
  • 13% ont plus de trois mois d’arrêt, soit 230 000 salariés par an.

Parmi eux, beaucoup bénéficient certes d’un complément, qu’il soit versé par l’employeur dans le cadre de leur convention collective ou prévu par des contrats de prévoyance complémentaires. Mais il n’est pas certain que les employeurs ou les sociétés de prévoyance acceptent de « prendre » le manque à gagner. Les cotisations risquent de grimper rapidement.

Dernière question : que va-t-il faire de la majoration prévue pour les salariés ayant au moins trois enfants ? Actuellement, ils touchent non pas 50% mais 66% de leur salaire brut, soit 85% de leur salaire net. Le ministère nous indique que le décret prévoit de fixer les IJ de ces salariés à 80% du salaire net. Soit un bon coup de rabot là aussi.

Source : RUE 89

Ce n’est ni notre crise ni notre dette ! Non à la règle d’or !

Posted in Communiqués SUD / Solidaires par sudarea sur 23 septembre 2011
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Il ne se passe pas une journée sans entendre un ministre ou autre expert expliquer sur les ondes et dans les journaux que la « règle d’or » voulue par le président de la République serait la mesure de bon sens, inéluctable et indispensable pour rassurer les marchés financiers et réduire la dette. Il s’agirait d’inscrire dans la Constitution l’impératif de l’équilibre budgétaire et une limitation des dépenses publiques. Ce projet découle du récent « Pacte pour l’euro plus », adopté par tous les gouvernements, qui exige une réforme constitutionnelle ou loi cadre pour instaurer l’austérité de façon « contraignante et durable ». Nicolas Sarkozy voudrait réunir le Congrès – où il a besoin des voix de l’opposition – pour faire voter cette soi-disant « règle d’or ».

Cette réforme constitutionnelle ne doit pas voir le jour !

Mais quelle dette ?

Combien de milliards ont été offerts aux plus riches et ont creusé la dette depuis des années par une politique fiscale profondément injuste ? Combien d’entreprises du CAC 40, non satisfaites de payer en moyenne deux fois moins d’impôts sur les bénéfices que les PME, délocalisent leurs profits dans les paradis fiscaux que Nicolas Sarkozy prétend avoir éradiqués ? Combien de centaines de milliards perdus du fait de la récession provoquée par la cupidité et l’irresponsabilité des banques qui ont spéculé sur les subprimes ?

Une Constitution contre le peuple ?

Pour payer le coût de cette crise, des « plans de rigueur » se succèdent dans tous les pays d’Europe. Et maintenant, Nicolas Sarkozy souhaite inscrire dans la Constitution une obligation d’équilibre du budget et un plafonnement des dépenses publiques. C’est sa « règle d’or ». Une mauvaise blague qui se traduirait par de nouvelles régressions sociales en cascade : privatisations et suppressions de postes dans la fonction publique, nouveaux reports de l’âge de départ à la retraite, baisse des remboursements de l’assurance-maladie, baisses des salaires, réduction de l’indemnisation des chômeurs, abandon des mesures favorables à l’environnement, étranglement financier des associations, mesures contre les étrangers… Socialement inacceptables, ces plans d’austérité sont porteurs d’une logique de récession, et donc d’une réduction des recettes fiscales, qui alimentera encore les déficits publics, amenant ainsi à de nouveaux tours de vis présentés encore comme inéluctables.

Cette « règle d’or » est d’autant plus inacceptable que, s’inscrivant dans la Constitution, elle s’imposerait à toute nouvelle majorité élue, quelle qu’elle soit. La politique économique serait donc exclue de tout débat citoyen. Est-ce cela la démocratie ? Ont-ils donc peur à ce point du peuple ?

Assez de cette servilité devant la finance !

C’en est assez de ces gouvernements au garde-à-vous devant l’oligarchie financière ! Assez des ces politiques d’austérité qui ne visent qu’à sauver les banques et les fonds spéculatifs !

Nous ne devons pas payer des dettes qui sont le résultat de cette soumission. Elles sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Nous exigeons un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques.

Citoyens, élus, organisations syndicales, associatives, politiques, collectifs de lutte pour les services publics, nous devons nous mobiliser pour faire barrage à cette « règle d’or » des financiers si Sarkozy s’obstinait à la mettre en oeuvre dans les mois qui viennent ou si elle était remise à l’ordre du jour au lendemain de l’élection présidentielle.

La soumission des États et de l’Union européenne à la seule prospérité des capitaux ne doit plus durer. Dans tous les pays et au niveau européen, imposons des politiques de développement économique, social et écologique pour tous et avec tous !

ATTAC, CGT-Finances, Convergence nationale de défense et de développement des services publics, Etats Généraux des Services Publics, FASE, FILPAC-CGT, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, République & Socialisme, Résistance Sociale, Union syndicale Solidaires.

 

Solidaires, le 16 septembre 2011
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