SUD AREA


Rendez-vous de mars

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La rentrée sociale se prépare dès maintenant

Emploi, salaires et pouvoir d’achat, protection sociale, services publics… toutes les préoccupations sociales portées dans les forts mouvements interprofessionnels de 2009 et 2010, demeurent d’actualité. Les gouvernements européens, décidés à faire payer la crise aux salarié-e-s et aux populations, mettent en place des plans d’austérité. Pourtant, leur crise financière, renflouée par les deniers publics, nous n’en sommes pas responsables ! En France, le gouvernement cumule les contreréformes injustes : retraite, fiscalité, perte d’autonomie, services publics, RSA… Dans nombre d’entreprises, des grèves pour des augmentations de salaires, ou contre les suppressions d’emplois se sont déroulées ces dernières semaines…

Face aux difficultés sociales que vivent les salarié-e-s du privé comme du public, mais aussi les chômeurs/ses, les retraité-e-s, les jeunes en formation, il est impératif de reconstruire des mobilisations interprofessionnelles.

Ensemble on est plus fort-e-s !

Un mouvement national est d’ores et déjà prévu dans l’Education nationale le 27 septembre. Puisque plusieurs syndicats appellent déjà ensemble ce jour-là, faisons de cette date une journée de grève nationale interprofessionnelle avec manifestations dans tous le pays ! C’est plus efficace que de se battre les un-e-s après les autres. C’est ce qu’a proposé Solidaires lors de la dernière réunion intersyndicale. Malheureusement, aucune décision n’a pu être prise à cette occasion ; une nouvelle rencontre aura lieu le 18 août.

Pour un mouvement interprofessionnel dès la rentrée !

L’heure n’est pas à l’attentisme. Toutes les mobilisations des différents secteurs professionnels, et toutes les forces syndicales, doivent converger pour engager un nouveau cycle de luttes interprofessionnelles dès la rentrée. L’intersyndicale nationale doit faire preuve de détermination pour organiser la riposte à la hauteur des attaques antisociales qui s’aggravent.

Des revendications unifiantes

L’amélioration des conditions de vie est une revendication essentielle. L’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des pensions de retraite, la création d’un revenu socialisé d’études sont des nécessités. C’est du partage des richesses produites dont il faut discuter, et nous voulons imposer une autre répartition ! Nous revendiquons une mesure immédiate pour le pouvoir d’achat de 400 euros pour toutes et tous, un SMIC à 1600 euros nets, et l’alignement des minimas sociaux sur le SMIC.


Agir pour la défense et la création d’emplois non précaires, est déterminant pour lutter contre le chômage et la précarité. Les solutions pour l’emploi des jeunes sont les mêmes que pour tous les salariée- s : réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires avec création d’emplois et sans perte de salaire, redéfinition des finalités de la production.

La protection sociale demeure un enjeu important ; patronat et gouvernement veulent tout casser, pour des raisons économiques mais aussi parce que la solidarité dont est porteuse la protection sociale depuis ses origines va à l’encontre de ce dont a besoin le capitalisme ! Il en est de même pour les services publics. Sur ces deux dossiers aussi, soyons offensifs, recherchons l’unité la plus large, dans le cadre d’objectifs revendicatifs partagés.

Les pressions patronales, les organisations du travail, la recherche continue de productivité dans les secteurs public et privé, créent des situations véritablement inhumaines. Les suicides sur le lieu de travail en sont une conséquence dramatique, mais ce n’est pas la seule : en France des dizaines de milliers de salarié-e-s sont victimes de cette violence patronale. En témoigne par exemple, l’augmentation du nombre d’accidents de travail. L’Union syndicale Solidaires entend dénoncer non seulement les effets, mais surtout les causes, pour que collectivement nous puissions imposer que soit mis un terme à cette situation, pour le droit à la santé au travail.

 

www.solidaires.org – 19 juillet 2011

Nous manifesterons ensemble le premier mai, POUR :

La solidarité internationale des travailleurs/ses

Patronat et actionnaires sont organisés par delà les frontières, ils et elles ont des institutions internationales qui servent leurs intérêts : Fonds monétaire international, Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce,…

Plus que jamais, le syndicalisme doit être internationaliste. Nous soutenons les révoltes des peuples du Maghreb et du Moyen-Orient ; c’est d’autant plus nécessaire que dans chacun de ces pays le camp de la réaction tente de prendre le dessus, de tirer un trait sur les insurrections populaires.

* Refuser les discriminations et la politique de haine

Ministres et autres conseillers du président Sarkozy multiplient les provocations à la haine et au racisme. Le Front national veut surfer sur cette vague pour implanter plus en profondeur ses idées nauséabondes dans la population. Il essaie même d’instrumentaliser le syndicalisme.

Les valeurs défendues par le syndicalisme sont à l’opposé de cette idéologie ; nous combattons l’exclusion, le racisme, le rejet des minorités.

* Soutenir les luttes sociales en cours

Les grands médias aux ordres du gouvernement et du patronat n’en font guère mention, mais chaque jour il y a des grèves en France, et notamment dans les entreprises privées.

Partout, les « Négociations annuelles obligatoires » n’ont de négociation que le nom ; le patronat campe sur ses positions, refusent de rendre aux salarié-e-s une partie de l’argent qui leur est volé par le système capitaliste … et ne cède que lorsque l’unité, la détermination, l’action collective des travailleurs/ses et de leurs syndicats modifient le rapport de forces !

* Défendre l’avenir de la planète

La soif de toujours plus de profits financiers à court terme, est ce qui guide celles et ceux qui prétendent diriger le monde, et dicter leurs volontés aux peuples. Pour cela, ils n’ont que faire des catastrophes écologiques dont la responsabilité incombe à un productivisme effréné dont ils ne veulent pas sortir, un pillage des ressources naturelles.

Syndicalistes, nous voulons le progrès social pour tous ; lorsqu’on le réserve à une minorité et en mettant en péril la planète, ce n’est pas du progrès ! Nous soutenons les luttes pour des transports écologiques, pour la sortie du nucléaire et l’arrêt des autres industries dangereuses après avoir réglé la question de la reconversion des salarié-e-s qui y travaillent.

* Le respect de nos droits, en imposer de nouveaux

Avec le vote de la loi sur les retraites, patronat et gouvernement ont imposé un recul social important. Nous avons pu analyser les raisons de notre défaite dans cette bataille sociale. Cette lutte a aussi montré les potentialités du mouvement social, lorsqu’il s’unit, agit avec détermination, s’organise de manière démocratique et refuse les compromissions. Nous avons des droits : ceux que nous imposons, dans les entreprises et au dehors. Reprenons l’offensive, utilisons notre force collective !


Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures. Les organisations CFDT – CGT – FSU – Solidaires – UNSA expriment leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté. Partout dans le monde, cette onde de choc salutaire bouscule les dictatures et porte un message d’espoir de liberté, de démocratie et de progrès social. Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié-e-s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables. En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.

Partout participons aux manifestations unitaires pour :
 Donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités. Prioriser des mesures en faveur des jeunes. Mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
 Améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie. Faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes.
 Améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité.
 Lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs/ses migrant-e-s.
 L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.
Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salarié-e-s et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C’est de cette façon que reculeront l’exclusion, le racisme, le rejet de l’autre. Nos organisations appellent tous les salarié-e-s, les chômeurs/ses et les retraité-e-s à participer aux manifestations unitaires organisées dans toute la France.

Source : www.solidaires.org

La grève reconductible c’est maintenant

La journée de grèves et de manifestations d’aujourd’hui confirme le rejet massif du projet de loi sur les retraites : plus de trois millions et demi de manifestants, des grèves importantes dans divers secteurs (Transports, Chimie, Finances, Santé, Communication, Education, etc)…. Ce mouvement engagé depuis six mois dure et s’enracine dans le pays, il est soutenu par une très grande majorité de la population ; la jeunesse scolarisée est descendue massivement dans la rue car « la retraite, c’est une affaire de jeunes » ! Chacun voit bien que cette réforme ne vise qu’à diminuer les pensions, à répondre au désidérata du patronat et des marchés ! Le gouvernement enfermé dans sa tour d’ivoire ne veut rien voir, rien entendre de cette colère sociale qui gronde dans tout le pays.

Oui, cette réforme, même votée à l’Assemblée nationale et au sénat, reste profondément injuste : elle doit être retirée !

 

Face à l’intransigeance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, il n’y a plus de temps à perdre : c’est maintenant qu’il faut élargir et durcir le mouvement pour gagner. Pour cela, partout où c’est possible, il faut tenir des assemblées générales unitaires et reconduire la grève. De nombreux appels unitaires dans des secteurs professionnels et dans des départements ont été lancés en ce sens.

L’union syndicale Solidaires appelle à amplifier le mouvement, reconduire dès demain matin partout où c’est possible la grève, à développer les liens interprofessionnels et les solidarités entres les salariés des différents secteurs mobilisés, et à préparer la nouvelle journée nationale de manifestations le samedi 16 octobre pour se retrouver tous ensemble à nouveau des millions dans la rue.

C’est le blocage du pays qu’il faut organiser pour imposer le retrait de cette réforme injuste !

Communiqué Solidaires, le 12 octobre 2010

Sarkozy se fiche du nombre de manifestants : imposons le retrait par la grève générale

Posted in Communiqués SUD / Solidaires par sudarea sur 14 juillet 2010
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Nicolas Sarkozy a effectué ce soir un plaidoyer pour sa politique qui privilégie la classe sociale la plus riche pendant que la majorité de la population doit souffrir en silence. Le Président de la république ose dire qu’il a « conscience de la souffrance des gens » et que « depuis trois ans, il a tout fait pour éviter les drames sociaux ». Pour celui, qui a mené depuis son accession au pouvoir une politique fiscale, sociale et économique accentuant la précarité, aggravant la destruction des services publics et de la fonction publique, c’est un mensonge supplémentaire.Le chef de l’Etat annonce que chaque jeune sortant de l’école à 16 ans sans diplôme devra avoir un travail ou une formation. C’est se moquer du monde quand on veut en même temps rallonger la durée du travail et repousser l’âge légal de départ en retraite à 62 ans. Le président annonce également des institutions éducatives pour les « jeunes à problèmes dont personne ne veut avec un encadrement renforcé » alors même qu’il continue les destructions par dizaine de milliers de suppressions d’emplois dans la fonction publique, donc dans l’Education, le Social, la Prévention… les services de la direction générale des finances publiques qui n’ont plus les moyens nécessaires pour mener les contrôles les plus complexes, certains exemples récents le prouvent.

Sarkozy veut traiter le dossier de la dépendance (ce qui pourrait être une excellente chose) mais ne dit pas qui va payer, alors même qu’il s’attaque aux exonérations pour l’aide à domicile et qu’il l’a supprimé dans la fonction publique.

Il continue à mentir en annonçant qu’il ne baissera pas les salaires, alors qu’il baisse ceux des fonctionnaires, et encourage le patronat à faire de même.

C’est bien une politique de rigueur « rigoureuse » qui est menée, imposée par le FMI et ayant pour seuls objectifs de satisfaire les actionnaires et les agences de notation. Mais la rigueur ne s’applique pas à tout le monde et surtout pas aux plus riches qui ont profité de la crise et pour qui le bouclier fiscal est maintenu au nom de mensonges pour faire peur : les délocalisations, la compétitivité et le fait que la France serait le pays où on paie le plus d’impôts.

Travailler plus pour gagner moins, Sarkozy ne change pas de politique. Du chantage éhonté à la délocalisation au mensonge sur le report de l’âge légal de départ en retraite, le président a joué sur toute la gamme de la plaidoirie d’avocat d’affaires.

La réforme des retraites serait évidente et seuls quelques points seraient discutables ? Mais cette réforme oblige à attendre 62 ans pour obtenir sa retraite (application progressive sur 6 ans, à raison de 4 mois de plus par an). Il maintient ainsi dans la précarité la majorité des salariés qui sont mis « hors emploi » avant 59 ans. Il interdit à 6 salariés sur 10 qui n’ont plus d’emploi de prendre leur retraite à 60 ans et prolonge ainsi de 2 ans leur chômage.

Certes, en ne payant pas les pensions pendant 2 ans, entre 60 et 62 ans, il allège les caisses de retraites, mais alourdit celles du chômage, qu’il déclarera ensuite en déficit pour justifier de nouvelles attaques contre les chômeurs.

Aujourd’hui, 2 salariés sur 3 prennent leur retraite à 60 ans, malgré les faibles pensions, parce qu’ils sont usés par le travail, ne supportent plus l’aggravation des conditions de travail… et veulent profiter de leur retraite pendant les quelques années où ils vont rester en bonne santé, sans handicap majeur. Le projet de loi repousse cet espoir de se reposer et de profiter d’une autre vie.

Le projet de loi prétend vouloir prendre en compte les carrières longues alors même que son projet revient à faire cotiser 44 ans les salariés ayant commencé à travailler entre 14 et 16 ans. Il endosse la conception patronale de la pénibilité qui reposerait sur un constat médicalisé individuel a posteriori et non pas sur une définition a priori des métiers et catégories professionnelles. La notion même de pénibilité au travail est, de fait, vidée de tout contenu.

Nicolas Sarkozy reste « droit dans ses bottes » pour indiquer que le nombre de manifestants ne le fera pas changer d’avis. Mais, lapsus révélateur, il répond « oui », à la question pour savoir s’il a peur d’une rentrée sociale chaude.

Pour l’Union syndicale Solidaires, cette politique n’est ni moderne, ni juste : elle est archaïque et antisociale. C’est pourquoi Solidaires, appelle à se mobiliser tout l’été, à être en grève le 7 septembre, à des manifestations massives, pour exiger le retrait du texte de loi sur les retraites et appelle tous les salariés à organiser une grève générale reconductible.

Communiqué Solidaires, 13 juillet 2010

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