SUD AREA


On vaut mieux que ça

Posted in Revue de presse par sudarea sur 7 mars 2016
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Youtubeurs/Youtubeuses, vidéastes, blogueurs/blogueuses, face au projet abject et absurde de réforme du code du travail, nous pensons qu’il est temps de ne plus rester dans notre coin. Nous avons décidé de nous retrouver, d’en parler et de vous proposer de nous rejoindre pour montrer à ceux qui prétendent nous gouverner que, nous tous, #OnVautMieuxQueCa .

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Hausse de 1,8% du CA d’Eiffage au 1er trimestre

Posted in Revue de presse par sudarea sur 13 mai 2012
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Eiffage a confirmé mercredi son objectif annuel de chiffre d’affaires au vu d’un premier trimestre marqué par une hausse des prises de commandes et de l’activité, notamment dans la construction et l’énergie.

Le groupe de BTP et de concessions, qui exploite le réseau Autoroutes Paris Rhin Rhône (APRR), a réalisé sur les trois premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 3,04 milliards d’euros, en hausse de 1,8%.

A périmètre et change constants, la croissance ressort à 2,3%. Dans la construction, le chiffre d’affaires a augmenté de 1,8% (+4,0% à périmètre et change constants) grâce notamment à un marché dynamique en France -et très dynamique en Ile-de-France- tandis que dans les travaux publics (+0,8%), l’activité dans l’Hexagone a été affectée par une météo moins favorable qu’au premier trimestre 2011.

A l’échelle européenne, la branche travaux publics a connu une croissance de 14% en Allemagne, mais une contraction de 12% en Espagne, reflet de la crise en Europe du Sud. La branche énergie a vu pour sa part son chiffre d’affaires croître de 1,7% (+2,1% à périmètre constant), soutenu par la vigueur des secteurs du nucléaire, de l’aérospatiale et de la pharmacie en France.

DÉGRADATION DU TRAFIC CONFIRMÉE

Dans les concessions, dont Eiffage tire la majeure partie de son résultat opérationnel, le chiffre d’affaires d’APRR a augmenté de 1,8%, la hausse des prix des péages compensant la baisse confirmée du trafic global sur le réseau, notamment pour les poids lourds (-2,4%) qui souffrent de la dégradation de la conjoncture économique.

Le carnet de commandes du groupe a progressé de 4,9% d’un trimestre sur l’autre, et de 20,8% sur un an grâce au contrat de la ligne de TGV Bretagne-Pays de Loire (BPL) mais aussi à un marché de huit collèges en Seine-Saint-Denis.

Le carnet « représente en moyenne (hors BPL) 12 mois d’activité pour les branches travaux et conforte la prévision de chiffre d’affaires du groupe de 14 milliards d’euros pour l’année 2012 », a indiqué Eiffage dans un communiqué.

Cet objectif représente une croissance de 2,2%, après +3% en 2011, année de redémarrage de l’activité après deux ans consécutifs de stagnation. En février, Eiffage avait également dit s’attendre à un rebond de son résultat net cette année grâce au redressement de ses marges.

Le groupe, qui publiera son chiffre d’affaires du deuxième trimestre fin juillet et ses résultats semestriels complets fin août, avait déclaré le mois dernier ne plus entrevoir aucun problème de liquidités au cours des cinq prochaines années après le refinancement de 3,5 milliards d’euros de dette bancaire de sa coentreprise dans les autoroutes.

Il a précisé mercredi que la liquidité du groupe dépassait 900 millions d’euros au 31 mars, contre un peu moins de 500 millions un an plus tôt.

 L’action Eiffage a clôturé mercredi en hausse de 3,96% à 27,70 euros. Depuis le début de l’année, le titre a pris environ 45%, après avoir effacé plus de 43% de sa valeur en 2011.

SUD HORIZON N°20 – Automne 2011

Automne 2011 : le monde est toujours dominé par les marchés financiers.

Le Directeur Général nous a expliqué lors de la réunion du Comité d’Entreprise de juin que l’amélioration du chiffre d’affaires d’un réseau autoroutier était mathématique et mécanique.
Par contre, il ne lui viendrait pas à l’idée que les salaires suivent la progression de la productivité. Comme ailleurs, il n’est pas prévu que la part des salaires augmente dans la valeur ajoutée (bien au contraire). Comme dans toutes les entreprises, l’actionnaire se régale et les salarié-e-s se serrent la ceinture. Dans un monde dominé par les marchés financiers, le partage de la richesse produite ne peut être qu’inégalitaire, ce que Solidaires est la première organisation syndicale à dénoncer.

 

 

 

 

 

 

 

 

Journée d’action et soins palliatifs

L’intersyndicale nationale a décidé d’une journée d’action interprofessionnelle en réponse au plan de rigueur, sauf qu’elle n’a pas réussi à s’accorder sur les modalités et les mots d’ordre. Il faut croire que certaines organisations syndicales (CFDT et UNSA en tête) conçoivent le 11 octobre comme la journée mondiale des soins palliatifs. Bref, même si les indigné-e-s manifestent jusqu’à Wall Street, c’est pas encore gagné, ici, pour le changement politique et économique.

Travailler c’est trop dur…

On croit que travailler apporte rémunération et vie sociale, mais c’est aussi s’exposer à des risques pouvant entraîner maladies professionnelles et accidents du travail. Bizarrement, c’est au moment où il est demandé aux entreprises de s’y intéresser, qu’on découvre des cas de tentatives de camouflage d’accidents du travail à l’AREA. C’est que pour atteindre les objectifs de baisse d’accidents, il est plus facile (dans une logique à court terme) de taire les faits que de mener une politique de prévention. On remarquera que plus AREA communique sur la sécurité et le service aux clients, moins on s’en rend compte sur le terrain.
Pénibilité, accidents du travail et maladies professionnelles, autant de thèmes qui concernent la santé au travail, sujet de ce nouveau numéro de SUD HORIZON.

Bonne lecture ! Et prenez soin de vous !

Pénibilité : on en parle et puis après ?

La pénibilité fait partie des thèmes à la mode, mais des dires aux actions il y a un gouffre que ne sauraient franchir les entreprises, car la facture de sa prise en compte est limitée au maximum… En effet, on ne peut pas dire que le gouvernement impose de réelles obligations aux entreprises. Avec la contre-réforme des retraites, la pénibilité a été réduite au handicap physique dûment constaté au moment du départ en retraite et n’est donc reconnue qu’à titre individuel. Bien sûr, il y a des facteurs de pénibilité (voir encart) et une fois le diagnostic établi, les entreprises doivent établir des mesures de prévention dans un accord ou plan d’action. Pour autant, elles ne sont tenues à aucun résultat. Il leur est simplement demandé de présenter, une fois l’an au CHSCT, des indicateurs qui mesurent la réalisation des objectifs. Et si les objectifs ne sont pas atteints ? Ben, on fera mieux l’année prochaine. Pour l’heure, le sujet est en discussion au niveau de la branche et sera négocié dans la foulée et dans l’urgence dans les sociétés d’autoroutes, afin d’éviter une pénalité.
Les métiers pénibles n’étant pas reconnus en tant que tels, les sociétés d’autoroutes verraient bien malgré tout l’Etat prendre en charge le plan social du péage s’engager sur le prolongement de la CATS. Compte tenu de la politique d’allon-gement des années de cotisation et du fait que les caisses sont vides (sauf pour renflouer les banques), c’est pas gagné.
La pénibilité se caractérise globalement par une sorte d’usure du ou de la salarié-e du fait des conditions particulières de travail. La loi, portant sur la contre-réforme des retraites, la réduit à trois types de « facteurs de risques professionnels » désormais définis dans le Code du Travail (Art. L 4121-3-1) : des contraintes physiques marquées (manutentions manuelles de charges ; postures pénibles ; vibrations mécaniques) ; un environnement agressif (agents chimiques dangereux ; activités exercées en milieu hyperbare ; températures extrêmes) ; certains rythmes de travail (travail de nuit ; travail en équipe successives alternantes ; travail répétitif).

Santé au travail

Le terme « stress » tend à être remplacé par une dénomination de spécialistes, « risques psycho sociaux », bien souvent raccourcie en RPS. Ça obscurcit le concept, mais ça sonne technique et mesurable. D’ailleurs, l’accord 79 ne traite pas d’autre chose que des indicateurs de mesures des risques psycho sociaux. On est dans une logique rationnelle représentative d’une idéologie de l’homme machine rouage de l’entreprise. S’il est question de former les managers à la gestion du stress de leurs équipes, il n’y a par contre aucune remise en cause des objectifs et des méthodes de l’entreprise. Or, c’est bien là que se situe l’origine du mal être et des souffrances au travail. Car quand on demande du chiffre (comme le titrait récemment le Canard Enchaîné « Les sociétés d’autoroutes dégraissent pour s’engraisser »), la qualité ne peut pas suivre et les conditions de travail ne peuvent que se dégrader. Quand une situation de stress est vécue de manière habituelle dans son poste, c’est qu’il y a un dysfonctionnement dans l’organisation du travail. Plus de stress entraîne une augmentation des troubles (physiques et psychologiques) et des maladies comme des accidents. La manœuvre managériale va consister à noyer les effets nocifs des méthodes appliquées dans des considérations d’ordre personnelles et individuelles.
Que signifie le terme « risques psycho sociaux » ? Le risque est défini par le Petit Robert comme « un danger éventuel, plus ou moins prévisible ». Si c’est éventuel, ce n’est pas certain. Si c’est plus ou moins prévisible, c’est qu’il y a une part d’aléas. Parler de risque revient à dédouaner l’entreprise d’une part de ses responsabilités et d’engager celle des salarié-e-s : « tous producteurs de sécurité » n’est-ce pas ? Sauf qu’il s’agit d’une manipulation de discours. Les risques psycho sociaux sont des risques encourus par les salarié-e-s (conséquences psycho-) dus à la stratégie de l’entreprise (cause socio-) qui n’a qu’un seul objectif : gagner toujours plus en productivité. Ainsi, derrière ce terme obscur, se cache en fait la désorganisation du travail, car la rationalisation, qui n’est autre que la production de profit à partir de stratégies calculées, se fait au détriment du sens du travail (et des mots).

Maladies professionnelles

Remarque d’une intervenante de l’ANACT (agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) lors de la récente réunion branche au sujet de la sécurité au travail (18 octobre) : sur les dix dernières années, on note une baisse du nombre des accidents de travail, par contre les maladies professionnelles explosent. Travailler use, physiquement et mentalement, et ce, d’autant plus avec l’augmentation des cadences.
Une maladie peut être reconnue comme maladie professionnelle, et indemnisée alors comme telle, si elle figure sur l’un des tableaux annexés au code de la Sécurité Sociale. Ces tableaux (112 pour le régime général à ce jour) sont créés et modifiés par décret au fur et à mesure de l’évolution des techniques et des progrès des connaissances médicales.
La reconnaissance d’une maladie professionnelle donne droit à une obligation morale plus forte de reclassement et une obligation légale d’indemnisation plus forte en cas de licenciement. Elle présente aussi le déclenchement d’obligations de protections pour les salarié-e-s. Il s’agit d’une démarche éminemment préventive.

Enfin, moi, j’dis ça… j’dis rien…

Des Lieux Technique de Vie installés un peu partout, juste pour sécuriser les fonds, en attendant les départs naturels… En même temps, il faut être intelligent et capable d’évoluer…
Ainsi font, font, font les personnels du péage. Ainsi font, font, font, trois petits tours et puis s’en vont…

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Mais pourquoi les usager-e-s continuent-ils ou elles de s’engouffrer dans une voie spécialisée T ?
Parce que T ça veut dire ticket ;
Parce que j’ai pas vu ;
Parce que je me suis trompé ;
Parce qu’il n’y avait personne ;
Parce que ça marche ;
Parce que d’habitude j’ai le badge ;
Parce que c’est écrit sur la machine qu’elle prend les cartes et la monnaie ;
Parce que c’est la voie des Teletubbies ;
Because it’s T time.

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Différons, différons…
Grâce aux performances du matériel automatique, il n’y a pas que le paiement qui est aujourd’hui différé, il y a l’attestation aussi !


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On peut estimer avoir bien négocié la NAO quand on regarde les augmentations dans les autres sociétés d’autoroutes, mais si on compare le niveau d’augmentation avec les bénéfices de l’entreprise, y a pas à dire, les organisations syndicales ne pèsent pas lourd face à la Direction.

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Question de point vue :
Quand Eiffage communique tout est beau, dans la presse tout n’est pas si rose…
Le centre hospitalier sud-francilien, c’est « l’expertise d’Eiffage dans la santé » (Synergie janvier 2011) mais aussi un hôpital public rendu volontairement et publiquement déficitaire avec un différentiel de coût de 500 millions d’euros au détriment du public (cf. « Histoire d’urgences », Patrick Pelloux, Charlie Hebdo n°1003). Avec une réduction des effectifs pour réduire les déficits à la clé !
Grand Stade de Lille (chantier phare d’Eiffage) : la toiture mobile bientôt en place (Synergie juillet 2011), mais un retard de livraison dû à des travaux supplémentaires rendus nécessaires suite à une requalification de la ville en zone à risques sismiques, que ni Eiffage, ni la communauté urbaine de Lille Métropole ne veut prendre en charge…

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L’Etat se désengage de la sécu et vend la santé aux mutuelles qui augmentent bien évidemment leurs tarifs.
+ 11,8 % en moyenne pour 2012 selon L’UFC Que Choisir.

Seriez-vous un bon manager ?
Une collègue de bureau fait un malaise, vous pensez :
a) Faut qu’elle arrête le sport à la pause de midi.
b) Oh, la pauvre, mais que lui arrive-t-il ?
c) Avec la tension qu’il y a dans le service on pouvait s’y attendre.
Un collègue est à l’arrêt depuis plusieurs mois suite à un accident de travail, vous vous dites :
a) Ça se voyait qu’il était dépressif avant son accident.
b) C’est bien malheureux ce qui lui est arrivé.
c) Ce n’est pas le premier incident qui se produit sur le centre…
Une collègue se fait insulter au péage, vous dites :
a) Elle n’est pas as sez accueillante.
b) Les clients sont d’un mal poli !
S’il y avait assez de personnel pour assurer le service clientèle, on n’en serait pas là.
Un maximum de réponses A : vous avez l’esprit d’entreprise.
Un maximum de réponses B : votre compassion vous rend sympathique.
Un maximum de réponses C : vous avez l’esprit SUD

Passez de la résignation à l’action: adhérez à SUD !

Communiqué commun de l’intersyndicale du 1er septembre 2011

Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.

Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable.

Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :
• Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.
• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.
• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.

Elles décident d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.

http://www.solidaires.org/article37415.html

Solidaires en action N° 49

Posted in Communiqués SUD / Solidaires par sudarea sur 14 décembre 2010
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La Poste veut révoquer un secrétaire départemental de SUD

Le Tribunal correctionnel de Bordeaux a rendu son verdict concernant l’affaire du centre de tri de Bordeaux-Bègles (en 2005). Treize syndicalistes de Sud-PTT et de la CGT étaient traînés en justice par la direction de La Poste pour une prétendue séquestration accompagnée de traitements dégradants envers 5 cadres. Si nos camarades s’étaient réellement rendus coupables des actes que La Poste leur reprochait, ils risquaient 5 ans de prison ferme. En fait, trois syndicalistes sont relaxés, l’un est condamné à 300 euros d’amende, un autre à 2 mois de prison avec sursis et 200 euros d’amende, un autre est dispensé de peine et 6 écopent de 3 mois de prison avec sursis, avec dispense d’inscription au casier judiciaire B2. Par rapport aux déclarations et aux accusations de La Poste, ce verdict représente un désaveu cinglant pour ses dirigeants. De plus, les dirigeants de La Poste demandaient la condamnation de ces syndicalistes à 440 000 euros de dommages et intérêts. Le juge a tranché : cette demande est irrecevable ! Maintenant, ils s’attaquent à un secrétaire départemental SUD PTT…

 Olivier Rosay, secrétaire de SUD Postaux Paris passera mercredi 15 décembre en conseil central de discipline. La Poste demande la révocation ! Répression sur les grévistes et les militants syndicaux des Hauts-de-Seine, passage au tribunal correctionnel des camarades de Bordeaux Bègles 5 ans après lʼintervention du GIPN, procédures disciplinaires à l’encontre dʼune militante CGT et dʼun gréviste à Paris 11, … La Poste franchit une ultime étape en demandant la révocation dʼun secrétaire départemental !

 La Poste lui reproche son soutien aux salariés en lutte dʼAlternative Post, deux prises de parole « non autorisées » pendant les temps de pause, et une occupation du Siège pendant la grève des facteurs des Hauts-de-Seine. La Poste demande la révocation pour des faits syndicaux !

 Nous devons faire respecter la liberté dʼexpression dans lʼentreprise, dont font partie les prises de parole et les assemblées générales ! En sʼattaquant à notre camarade, La Poste cible les valeurs et pratiques du syndicalisme de lutte incarné par SUD PTT et lʼunion syndicale Solidaires. Rassemblement à 13 heures, le 15 décembre, devant la direction du courrier, 115 boulevard Brune, métro Porte d’Orléans à Paris.

Hôpital Marchant à Toulouse : service public en lutte !

L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien aux personnels de l’hôpital Gérard Marchant de Toulouse qui campent depuis le 18 octobre devant l’établissement pour dénoncer, localement, les répercutions de la politique menée par ce gouvernement sur les conditions de travail des agents de l’hôpital public et sur la qualité de la prise en charge des patient-e-s.

 Ce centre hospitalier est spécialisé dans les soins en psychiatrie adulte et enfant mais comprend aussi un centre de long séjour ou résident 47 personnes âgées. Ce service connaît de grandes difficultés de fonctionnement par le manque, entre autres, d’infirmier-e-s… Afin de palier à ce manque de personnel, la direction a décidé de redéployer en urgence du personnel peu habitué à travailler dans ce service ou les soins techniques sont différents des soins habituels dispensés en psychiatrie.

 Cela a de graves conséquences :

– Mise en danger des patients du Long Séjour.

– Réduction du personnel au minima dans les services psychiatriques gênant la prise en charge des patients souffrant de troubles psychiatriques, entraînant un risque d’accident plus élevé, une augmentation des tensions.

– Épuisement du personnel soignant qui voit sa charge de travail augmenter de jour en jour.

 Soutenu-e-s par Sud Santé Sociaux, ils et elles entendent également dénoncer la réforme injuste des retraites qui vient de nous être imposée. À ce jour, la direction et l’Agence Régionale de Santé n’ont apporté aucune réponse satisfaisante aux revendications légitimes des personnels en lutte, pour mettre fin à la pénibilité au travail, à la précarisation des agents, ainsi qu’à la perte de sens clinique et humain et à la dérive sécuritaire et marchande donnée aux soins. Le seul geste de cette direction a été de couper l’électricité et de fait le chauffage sous la tente !

 L’Union syndicale Solidaires réaffirme son soutien à toutes les luttes pour la défense et l’amélioration de notre système de santé public et de la protection sociale solidaires. Elle exige que de véritables négociations s’ouvrent pour satisfaire au plus vite les revendications légitimes des personnels de l’hôpital Marchant.

Enseignement Supérieur et Recherche contre la précarité

Fin novembre, deux mobilisations contre la précarité se sont développées dans l’Enseignement Supérieur & Recherche à Paris, montrant toute l’efficacité d’un syndicalisme interprofessionnel.

 L’une, à l’Ecole Normale Supérieur – ENS de la rue d’Ulm, est un prolongement direct du mouvement sur les retraites : les personnels, solidaires (titulaires, contractuels et précaires), avec l’aide des étudiant-e-s, se sont révoltés contre la dégradation permanente des conditions d’emploi ; les agents précaires représentent plus de 20% de l’effectif non-enseignant. C’est aussi l’occasion de dénoncer les difficultés d’accès au logement, le sort des étudiant-e-s condamné-e-s aux petits boulots, les salaires de misère… Ils et elles réclament en particulier le passage immédiat en CDI avant titularisation, l’augmentation de leurs salaires, l’amélioration des conditions de travail et l’arrêt du harcèlement à leur égard.

 L’autre, à l’université Paris-VI, à Jussieu, a fait suite au choix brutal de son président de sous-traiter le nettoyage au privé, mettant fin à l’emploi de plus de 25 agents au 1er janvier. Devant la détermination des personnels, en grève durant 8 jours, et la solidarité des étudiant-e-s et salarié-e-s du site, il a d’abord reculé, acceptant de maintenir 22 emplois (en CDI et CDD), tout en laissant 4 grévistes sur le carreau. Les agents, en grande majorité des femmes, ont décidé de reconduire la grève et le 2 décembre le président a enfin accepté de reconduire tous les contrats. Une victoire qui montre que la lutte déterminée paie !

 Les organisations de Solidaires Fonction Publique apportent leur soutien à ces mouvements exemplaires. Au-delà de la politique globale de casse des services publics (à travers par exemple la Révision Générale des Politiques Publiques), ces situations sont la conséquence directe de l’application de la loi dite « LRU » où les présidences d’universités et d’établissement sont à l’avant poste pour mettre en œuvre la privatisation rampante de l’Enseignement Supérieur & Recherche.

 Dans toute la Fonction publique, agissons pour :

– le maintien au sein de la Fonction Publique de tous les services menacés par l’externalisation ;

– la stabilisation transitoire des précaires et pour un plan massif de créations d’emplois de titulaires permettant leur titularisation et permettant aux services publics de remplir leurs missions sans recourir à la précarité.

Avec les sans papiers qui occupent un centre d’impôts…

Lundi 22 novembre, pour la 3ème fois en 2010, 250 travailleuses et travailleurs sans papiers ont occupé le Centre des Impôts du 17ème arrondissement de Paris dans le cadre de la campagne « Stop au racket, stop à l’injustice fiscale » (Droits devant !!, CSP 17ème, CTSP Vitry, ATMF, Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, SUD Travail…).

Cette action avait pour objectif d’interpeller le ministre F. Baroin sur les injustices fiscales subies par les sans papiers et pour lui poser à nouveau les deux questions fondamentales auxquelles il refuse de répondre depuis sa prise de fonction à Bercy :

– Comment le ministre du Budget peut-il accepter que le gouvernement dont il est membre favorise le travail au noir, donc la fraude fiscale, en ne régularisant pas les travailleurs sans papiers qui participent activement à l’économie dans le bâtiment, la restauration, l’intérim, l’aide à la personne, etc. ?

– Pourquoi persiste-t-il à vouloir pénaliser les travailleurs sans papiers en ne leur accordant pas la Prime Pour l’Emploi alors qu’ils ont l’honnêteté de déclarer leurs revenus mais contraints de travailler « au noir » par leurs patrons ?

 Cette interpellation faisait suite à la 2ème réunion entre les services du ministère en charge de la fiscalité et une délégation de la campagne « Stop au racket, stop à l’injustice fiscale ». Le 7 octobre, la représentante du ministre nous avait informé du refus de celui-ci de rédiger une note interne à destination des agents des Impôts et du Trésor, note que nous réclamions après avoir constaté que le traitement fiscal des sans papiers par l’administration n’était pas toujours correct, au regard de l’égalité des droits notamment.

 Dés notre arrivée, une délégation a été reçue par le directeur des services fiscaux de Paris Nord-Est qui a immédiatement transmis notre demande d’audience au ministre. L’administration locale a fermé les grilles du centre toute l’après-midi, empêchant ainsi les contribuables d’effectuer leurs démarches ou de nous rencontrer ! Pourtant, lors de nos précédentes actions, nous n’avions jamais empêché le public d’accéder au guichet. Vers 20h, c’est le directeur régional des Finances Publiques de Paris qui nous a reçus, pour nous dire que le ministre ne répondait pas… Quel mépris, quel manque de courage !

Avant de quitter les lieux, vers 20h30, nous avons indiqué que les actions de la campagne «Stop au racket, stop à l’injustice fiscale » allaient se multiplier dans les prochains jours afin de forcer le ministre F. Baroin à répondre à nos questions, certes politiquement embarrassantes, mais tellement cruciales pour les sans papiers et leurs soutiens.

Association pour la Formation Professionnelle des Adultes

La situation est grave pour l’AFPA : difficultés croissantes de trésorerie, relations complexes avec les Conseils Régionaux, réduction importante du financement de l’État pour 2011, régions AFPA en déficit, projet de dotation du patrimoine irréaliste, effets dévastateurs du départ de l’orientation sur le recrutement des stagiaires.

 Le personnel est inquiet et se sent méprisé : non remplacement des départs, rupture avec un management déconnecté, primes injustes, casse des métiers, mépris des véritables compétences. Mise en place progressive de mobilités forcées…

 Voilà pourquoi le personnel s’est mobilisé le 7, jour où le bureau de l’AFPA se réunit. SUD FPA Solidaires appelait à une journée de grève pour se mettre dans l’action dès ce jour-là et décider de la suite dans les AG. Il y a une revendication claire : retrait du plan stratégique, plan de destruction de l’AFPA et de nos emplois. Faisons entendre aux décideurs de l’avenir de l’AFPA qu’il faut arrêter cette casse : le rôle de l’AFPA est plus que jamais indispensable dans ce contexte de crise économique grave et de chômage qui atteint des chiffres record !

Le Lauzet -Ubaye : un mois de grève !

Les factrices et facteurs du Lauzet dans la Vallée de l’Ubaye (Alpes de Haute-Provence) sont en grève depuis le 12 novembre. Leur principale revendication : rester au Lauzet et ne pas être délocalisé-e-s à Barcelonnette. Car cela représenterait une forte dégradation de leurs conditions de travail.

 Cela entrainerait des haut-le-pied d’une cinquantaine de kilomètres aller-retour et un allongement identique des trajets pour aller et revenir du travail pour la plupart d’entre eux : 100 kilomètres de plus par jour. Et cela sur des routes de montagne parfois difficiles, notamment en hiver. Le plus absurde, c’est que le camion de transport du courrier passe au Lauzet avant d’arriver à Barcelonnette. Peu importe pour la direction : il faut supprimer ! C’est significatif de l’absurdité d’un certain nombre de regroupements de distributions de courrier, qui allongent les temps de trajet et les haut-le-pied sans aucun profit ni pour les usagers ni pour les factrices et facteurs… histoire de consommer de l’essence !

 Ce n’est pas le premier regroupement de distribution dans la vallée : la direction vide tous les villages alentour des activités postales. Le maintien de l’activité dans cette région de montagne est considérée par les dirigeant-e-s de La Poste comme une contrainte, surtout pas comme une de leurs missions.

 Motions et soutien financier : SUD Poste 04 – BP 106 – 04101 Manosque Cedex

Réorganisation de Météo-France : la casse !

 Depuis 2008, le SPASMET-Solidaires condamne la politique de casse du service météorologique. Nous ne pouvons que nous opposer à la réorganisation qui est refusée en masse par l’ensemble des agents. Une réorganisation faite dans le seul esprit comptable contre la technicité et surtout contre les agents.

Un malaise généralisé dont la direction doit tenir compte : lors de plusieurs réunions, le SPASMET-Solidaires s’est fait le porte-parole de la vive inquiétude de nombreux collègues sur la réorganisation territoriale, les fermetures programmées de centres, les restructurations de services à tout va. Au-delà de l’opposition des personnels à ces restructurations, l’absence de réelle réflexion professionnelle et technique contribue au malaise constaté dans les services. Dans ce climat délétère, les conditions de travail se dégradent, tant dans les régions que dans les services centraux.

 Avenir des agents concernés par les fermetures : volontariat non négociable ! Pour les fermetures programmées en 2012, le SPASMET-Solidaires exige que les personnels impactés trouvent une solution professionnelle et personnelle, dans le respect du volontariat. Si ce n’est le cas, si des agents concernés par les fermetures en 2012 restent sans solutions acceptables, alors la direction prend le risque d’un nouveau conflit majeur. 

 Et c’est dans ce contexte que le gouvernement a publiquement dénoncé Météo France, la semaine passée, au moment des fortes chutes de neige. Une manière bien lâche, et ridicule, d’essayer de cacher les conséquences de la casse des services publics qui n’ont plus les moyens de répondre à ce genre de situations !

 

 

 

 

Pôle Emploi : après la grève, … la grève ?

 Après la grève du 9 novembre, les personnels de Pôle emploi attendaient des mesures fortes de la part de la direction générale, répondant à leurs revendications. Les organisations syndicales étaient reçues par le Directeur Général le 25 novembre pour négocier une sortie de conflit. La seule réponse du DG a été : « je ne cède rien. Je vous ferai des propositions par écrit et nous en rediscuterons… ». L’intersyndicale maintient sa volonté de poursuivre le mouvement, des régions ont commencé un mouvement de grève établissement par établissement.

A Mérignac, SUD Virgin ne lâche rien

 Le 29 novembre dernier, le cabinet comptable mandaté par le CE a livré son rapport sur la fermeture du magasin de Mérignac, annoncée le mois dernier. En résumé, la philosophie de ce projet est la suivante : « La question se pose clairement de savoir si la fermeture de Mérignac ne résulte pas davantage d’un effet d’opportunité lié à la possible reprise du droit au bail que de la nécessité de fermer ce magasin précis. » On ne saurait être plus clair et ce d’autant plus qu’il est hors de question, pour la direction, de s’intéresser à une possible relocalisation de ce magasin comme le préconise ce même cabinet…

 De plus, celle-ci affirme que le montant de la cession de cet établissement à l’enseigne ZARA, repreneuse du site, équivaudra au coût maximum du plan social : En clair, la société se paie sur la bête. Plus cyniquement encore, il est question d’un Plan de Départs Volontaires (PDV) permettant aux salarié-e-s esseulé-e-s du proche magasin de Bordeaux de partir avec quelques cacahuètes en poche : C’est Pierre qui déshabille Paul en guise de politique de maintien de l’emploi !

 

Comme les collègues de Mérignac l’ont compris en cessant le travail le 6 novembre dernier, seule la mise en place d’un rapport de force peut encore faire pencher la balance en faveur du personnel. En effet, il y a malheureusement fort à parier, qu’avec 1/3 des magasins du parc affichant un résultat d’exploitation négatif, c’est autant de « Plans de Sauvegarde de l’Emploi » à la sauce Mérignac qui nous attendent dans les mois qui viennent.

 Et ce n’est pas en s’attaquant aux rares samedis de repos, en faisant déjeuner le personnel en milieu d’après-midi ou bien en maintenant le budget des investissements au strict minimum pour les années à venir qu’on mettra fin à la lente décadence de cette enseigne ! SUD Virgin déplore la réaction, pour le moins timorée, des autres syndicats membres du CE qui se refusent à saisir la justice pour invalider ce plan social « régional ».

Sanofi Aventis engrange les bénéfices, et licencie !

 Le 6 décembre, la direction de Sanofi annonçait un nouveau plan de restructuration touchant les activités de visite médicale et de promotion du médicament : 575 emplois directement supprimés pour 2010 dans les opérations commerciales, dans le cadre d’un plan concernant 916 postes au total. Ces nouvelles coupes sombres s’ajoutent aux 2200 déjà opérées dans le Groupe en France depuis septembre 2008, et aux 900 suppressions en cours dans la production chimie. D’ici 2014, ce seront probablement plus de 4000 postes directs en France que Sanofi Aventis aura détruit, soit plus de 15% des effectifs français du groupe, sans compter les milliers d’emplois induits, et les perspectives d’avenir anéanties pour les plus jeunes.

 Et les restructurations ne sont pas terminées dans la Recherche et le Développement, ainsi que dans les fonctions centrales ! Toutes ces coupes dans la R&D, les fonctions centrales et les activités commerciales auront un impact sur l’industriel. Ces milliers de suppressions d’emplois s’inscrivent dans les 2 milliards € d’économie que la direction du groupe veut réaliser d’ici 2013 … sur le dos des salarié-e-s. Fin 2010, 1,2 milliard € d’économies auront été réalisés.

 Malgré nos nombreuses alertes le gouvernement laisse la première entreprise bénéficiaire du CAC40 sacrifier l’emploi dans notre pays. Pire, il l’accompagne par des crédits impôts et exonérations de toutes sortes au détriment des contribuables. Pour les actionnaires et dirigeants c’est la jubilation, l’allégresse et pour les salarié-e-s et le pays c’est la soupe froide, l’abattement.

 Quand ces semeurs de malheurs et d’angoisses seront-ils enfin pointés, dénoncés, condamnés par les médias et les politiques pour cette destruction inacceptable d’une activité d’utilité publique et ce saccage de l’avenir de milliers de salariés et de leur famille ? CFDT, CGC, CFTC, CGT, FO, SUD refusent ces suppressions d’emplois. Les organisations syndicales et les salarié-e-s portent des valeurs bien plus éthiques sociales et d’avenir que celles des dirigeants et actionnaires.

 Ne pas battre en retraite … une vidéo à faire connaître

 Une nouvelle vidéo de Solidaires a été réalisée par Canal Marches, dans le cadre de l’émission télévisée « Expression directe ». Celle-ci est consacrée aux enseignements du mouvement sur les retraites : http://www.solidaires.org/article34279.html

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