Nouveau blog du syndicat SUD AREA


Niveau Augmentation, Oublie !

Publié dans NAO par sudarea le 19 février 2009
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Conformément à vos attentes unanimes (merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont retourné le questionnaire), nous avions lors de la première réunion NAO (négociation annuelle obligatoire) les revendications suivantes :

-         Prise en charge intégrale de la mutuelle par l’entreprise

-         Instauration d’une prime d’ancienneté

-         Revalorisation de la prime transport

-         Une augmentation générale sous la forme d’une somme égale pour tous afin de réduire l’écart entre les salaires les plus hauts et les salaires les plus bas.

Evidemment, pas de Merlin l’enchanteur au pays d’AREAPRR, seulement une Direction efficace et convaincante : deux réunions et c’est in the pocket ! La NAO 2009 a été rondement menée.

Peut-on encore parler de négociation ?

Les Organisations syndicales étaient pourtant d’accord sur un point : privilégier l’augmentation générale, ce qui se traduisait pour SUD par une augmentation de 125 € par mois (prime d’intéressement exceptionnelle divisée par douze).

La Direction a maintenu son plan d’action – identique à celui d’APRR – axé sur les rémunérations annexes (sans charges pour l’entreprise) en répétant que dans le contexte actuel l’augmentation générale ne pourrait être que limitée. Et l’année prochaine devons-nous nous attendre à ce qu’elle soit nulle ?

La crise a bon dos !

La majorité des organisations syndicales s’est rapidement rendue à cet argument et accepté 1,3 % d’augmentation générale, ce qui, pour beaucoup, ne couvre même pas l’augmentation des loyers.

SUD n’a pas cédé au chantage de l’intéressement exceptionnel

et ne paraphera pas l’accord 70.

Alors, bien sûr, grâce aux signatures majoritaires, vous bénéficierez, nous bénéficierons, d’une prime d’intéressement exceptionnelle (70 % du salaire mensuel) qui représente peut-être quelque chose à l’instant T, mais qui contribue à affaiblir encore notre système par répartition (qui entre parenthèses est en train d’amortir les effets de la crise).

Vous pourrez toujours jouer votre retraite en plaçant vos primes dans la SICAVAS !

Compte-rendu de la réunion relative à la négociation annuelle obligatoire du vendredi 6 février

Publié dans NAO par sudarea le 6 février 2009
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La FAT fait un préambule au sujet de l’ouverture des BTP sur le réseau le jour de la grève, jeudi 29 janvier. FO a fait le même constat. La CGT ajoute que du personnel a été déplacé.

Sur ce dernier point, le Directeur des Ressources Humaines répond que rien ne s’y oppose du point de vue du droit.

La CFDT ajoute quelques mots sur le sujet. Le DRH souligne que la Direction a le droit de s’organiser avec les non grévistes, c’est même son job.

SUD s’associe à la remarque de la FAT et demande un complément d’information au sujet des intérimaires.

L’Adjointe au DRH explique qu’il y infraction dans le cas où un intérimaire est embauché un jour de grève, mais pas s’il est prévu dans le tour.

Pour le Directeur Général, il est possible que l’accord 51 permette diverses interprétations. Il rappelle qu’on a une réunion concernant le suivi des accords le 2 mars prochain. Il nous propose ensuite de changer de sujet et de passer à l’ordre du jour. Il nous donne quelques informations sur l’intéressement et la participation. Les comptes sont aujourd’hui quasi définitifs. L’intéressement est de l’ordre de 9,5 % en masse salariale, ce qui correspond à environ 1,2 mois de salaire (soit 3500 € en moyenne).

Le DRH souligne que l’intéressement c’est du pouvoir d’achat. Puis il nous donne le montant de la participation des trois dernières années :

-         2006 : plus de 4 millions pour un montant moyen de 3020 €

-         2007 : plus de 4 millions pour un montant moyen de 3590 €

-         2008 : 4 838 780 € pour un montant moyen de 3715 €

Pour 2008, la participation se fera sous deux formes : la réserve de participation et le supplément. En effet, par un jeu d’écriture comptable qui passe en provision le renouvellement des chaussées, les bénéfices baissent, ce qui a pour conséquence de faire baisser l’impôt sur les sociétés et d’augmenter la trésorerie. Pour que les salariés ne subissent pas cette baisse, l’entreprise va demander le supplément de la réserve spéciale de participation au Conseil d’Administration (la demande est déjà acquise, elle sera validée le 25 février).

La participation sera déblocable est mars ou plaçable sur la SICAVAS avec un abondement à 25 %.

Le programme sur le plan logistique est extrêmement dense. Le DRH promet de communiquer largement à ce sujet, mais pour pouvoir le faire, il faut que les choses soient en place et elles ne le sont pas encore pour l’instant.

Le DG revient sur le contexte général [copié-collé de sa présentation sur APRR]. Crise financière doublée d’une crise économique, baisse du trafic, notamment PL : on entre en récession. Dans ce contexte particulier, la Direction nous propose un ensemble de mesures dont une modération salariale, tout en soutenant le pouvoir d’achat. Ainsi,

-         Intéressement exceptionnel à 0,6 %

-         + 1,1 % d’augmentation générale, qui s’ajoute à un GVT à 1,3 % en moyenne (pour 96 % des salariés)

-         + 1,5 % du panier

-         + 1,5 % de la prime transport (81,54 €)

-         Le passage de la grille N2 à la grille N3 pour les mécaniciens au 1e avril 2009

-         + 2,5 % pour le ticket restaurant (8,60 €)

-         Valeur du point d’astreinte réévaluée à 1,5023 €

Le DRH nous donne ensuite des exemples de la valeur de la prime d’intéressement exceptionnelle (qui représente au total 1 100 000 €) :

Pas 5           Pas 10         Pas 15

Agent routier                            881 €           966 €           1042 €

Chef d’équipe                          1012 €         1163 €         1295 €

Permanent de sécurité              983 €           1129 €         1258 €

Receveur Péager*                    887 €           974 €           1048 €

RP 2X8                                   934  €                   1024 €         1105 €

RP 3X8                                   1000 €         1099 €         1185 €

Receveur Chef (3X8)               1150 €         1322 €         1472 €

Etam N2                                  968 €           1112 €         1238 €

Etam N3                                  983 €           1129 €         1258 €

Etam N4                                  1090 €         1324 €         1500 €

*Au prorata des heures

La FAT propose de partir sur les mêmes bases que sur APRR pour pouvoir commencer à réfléchir.

Le DG répond que les structures de rémunération des deux sociétés sont très différentes et qu’on ne peut pas raisonner de manière équivalente.

Le DRH parle de situation hybride à propos de la prime exceptionnelle qui est à la fois de l’intéressement et du salaire.

La CFTC demande  ce qu’il en est des autres demandes des organisations syndicales.

Le DRH répond que :

-         La Direction a l’intention d’ouvrir une négociation au sujet du PERCO

-         La décision concernant les actions gratuites ne dépend pas de AREA

-         Le pass travaux relève du CE

-         L’augmentation des seuils des TPA sera examinée dans le cadre de la négociation péage

-         La société n’est pas en capacité de prendre en charge la totalité de la mutuelle en charge

-         Le DRH du groupe EIFFAGE est en train de prendre tous les accords cadres afin d’en faire bénéficier l’ensemble des salariés du groupe.

Une suspension de séance est demandée. Toutes les organisations syndicales sont d’accord pour axer leur revendication principale sur l’augmentation générale des salaires.

Au retour de la Direction, on effectue le tour de table :

FAT : Priorité au salaire + 2 %

SUD juge les propositions de la Direction insuffisantes et demande en termes d’augmentation générale une somme égale pour tous, soit 1500 / 12 = 125 €.

SUD a l’impression qu’on demande aux salariés de payer la crise.

CFDT : propositions de la Direction insuffisantes : + 2 % à discuter. Sur le reste, un passage en N4 pour les mécaniciens et une indemnité de logement pour les agents routiers.

FO : attaché au salaire : + 2 % et mécaniciens en grille N3 avec un pas supplémentaire, euh, non, N4.

CFTC : + 2 %

CGT : priorité sur les salaires + 2 % ; plus une grille supplémentaire pour les mécaniciens (même tergiversation que FO) ; plus une mesure spécifique pour les bas salaires.

CGC : attend une mesure complémentaire pour 2010 de la part du Président de EIFFAGE ; se rallie à la demande majoritaire de 2 %.

Le DG estime que nous ne prenons pas collectivement la mesure de la crise… La situation est très difficile et nous devons en tenir compte. Avec les propositions actuelles, nous en sommes déjà quasiment au seuil symbolique des 2 %. Sans compter l’intéressement et la participation. Bref, il nous demande de revoir notre copie.

CFDT : dans l’état actuel, notre choix va à la priorité des salaires.

SUD s’interroge : que ça aille bien ou mal, on nous donne le niveau de l’inflation. Mais en définitive, qu’est-ce qu’on donne aux salariés ?

Le DRH rappelle que l’accord signé en 2008 a produit des fruits. Il n’y a qu’à regarder les chiffres du document qui nous a été distribué lors de la première réunion. Il ne partage pas la position de SUD sur le partage des richesses : ce n’est pas vrai que l’entreprise ne donne rien aux salariés, la Direction est vigilante, les salaires ne sont pas bradés. La soupe n’est pas mauvaise dans cette société. L’entreprise a mené une politique offensive en matière salariale.

SUD ne fait pas la même analyse : dans la vie de tous les jours c’est de plus en plus dur.

Petit break. Le DG précise qu’il souhaite un accord majoritaire. La CFDT pronostique que l’accord sera quasi majoritaire.

Après la suspension de séance, le DG maintient ses propositions concernant les mesures d’accompagnement qui représentent 0,16 % de la masse salariale. Par ailleurs, il propose :

-         Pour les mécaniciens, un passage de la grille N2 à N3 au pas supérieur ;

-         Une prime d’intéressement exceptionnelle à 0,7 % du salaire mensuel ;

-         Une augmentation générale à 1,2 % ;

-         Une mesure spécifique pour le premier collège : un pas supplémentaire au 1e septembre, ce qui équivaut à un impact de 0,4 %.

Le DRH souligne que les employés d’exécution représentent 50,64 % de la masse salariale. Rappel du GVT moyen : 0,8 %. Concernant l’augmentation de 0,1 % de la prime exceptionnelle d’intéressement, on obtient les valeurs suivantes :

Pas 5           Pas 10         Pas 15

Agent routier                            1028 €         1127 €         1216 €

Chef d’équipe                          1181 €         1357 €         1500 €

Permanent de sécurité              1147 €         1317 €         1467 €

Receveur Péager                      1035 €         1137 €         1223 €

RP 2X8                                   1090 €         1195 €         1289 €

RP 3X8                                   1167 €         1282 €         1383 €

Receveur Chef (3X8)               1342 €         1500 €         1500 €

Etam N2                                  1129 €         1298 €         1445 €

Etam N3                                  1147 €         1317 €         1467 €

Etam N4                                  1272 €         1500 €         1500 €

NB : tous les exemples donnés dépassent le seuil symbolique des 1000 €…

Tour de table.

FAT réserve sa réponse.

SUD réserve sa réponse, mais a un avis assez négatif.

Le DRH rappelle qu’il faut savoir que le calendrier de cette année est chaud (versement des primes en mars). Le DG et le DRH ne sont pas Merlin l’enchanteur, il y a le CE à consulter, à la fin du mois. La Direction souhaite donc connaître les intentions des OS aujourd’hui. Le DRH glisse au passage que les propositions de la Direction montrent que le préavis de grève était anticipé. Il précise que sans accord une décision unilatérale sera prise, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de prime exceptionnelle d’intéressement.

CFDT donnera sa réponse en début d’après-midi.

FO juge l’augmentation générale insuffisante.

CFTC : nous vous entendons, mais vous non.

CGT donnera sa réponse cet après-midi, mais pense que la Direction a encore une marge de manœuvre.

La séance est levée. Retour au même endroit à 14H30.

Le DG arrive avec les propositions définitives de la Direction, c’est-à-dire deux revalorisations de dessous les fagots :

-         + 2,5 % de panier (qui passe à 6,30 €) ;

-         + 1,3 % d’augmentation générale.

La CGT demande une augmentation du pas à partir de juillet pour le premier collège ainsi que pour les grilles N1, N2, N3. CFDT rejoint CGT. FAT demande un effort sur l’augmentation générale.

La Direction se retire cinq minutes.

A son retour, le DG dit que chaque OS doit se prononcer pour ou contre la signature. Il propose d’anticiper l’augmentation du pas du 1e collège au 1e juillet. Ultime tour de table (en sens inverse :

CGC : Oui dans le cas où les autres OS sont signataires.

CGT : ok.

CFTC : délai de réflexion pour recueillir la vox populi.

FO : 1,3 % insuffisant, attend le tour de table.

CFDT : oui.

SUD : nous avons pris acte de vos propositions et avons bien noté l’effort fait pour le premier collège qui représente la moitié de la masse salariale mais plus en population. Nous avons aussi noté l’évolution de calcul c’est-à-dire que la NAO se fait sur la rémunération et non plus sur le salaire, ce qui inclut des éléments externes (GVT, intéressement, participation). Notre demande principale concerne le salaire de base (soumis à charges et qui contribue à la sécurité sociale et aux retraites). Par ailleurs, il nous semble important de prendre le temps de consulter le terrain. En conséquence, nous sommes dans l’impossibilité de nous prononcer favorablement.

FAT réserve sa réponse.

Le DRH fait le calcul : avec les signatures de CGT, CFDT et CGC, nous avons la possibilité d’un accord majoritaire. Une réunion de signature sera organisée mardi de 10 H à 19 H.

FAT a une demande supplémentaire par rapport au prêt.

Le DRH rappelle qu’il s’agit d’un remboursement sur 5 ans à un taux fixe de 4 % dans la limite de 2500 € à hauteur de ses placements). Il est impossible de le déconnecter de la NAO. Il s’agit d’une mesure qui permet au salarié de conserver son cash. Le projet d’accord sera transmis par voie électronique lundi matin et l’accord soumis à signature à partir de 10 H mardi.

Compte-rendu de la réunion relative à l’intéressement du vendredi 6 février

Le DG dit que le corps de l’accord est totalement homogène avec l’accord précédent. Une seule spécificité, le plafonnement 2009.

Le DRH évoque une deuxième spécificité au sujet du bonus malus.

Le DG rappelle les chiffres :

2005 : 68,1 %

2006 : 67,8 %

2007 : 69,4 %

2008 : 69,3 %

En trois ans, nous avons gagné + 1,2 % soit 0,4 % par an.

CGT s’interroge sur le fait que la valeur cible soit réalisable à + 0,4 % étant donné la conjoncture actuelle.

Le DG répond que la structure en central d’AREA a trouvé son équilibre, que la productivité du péage devrait s’améliorer et qu’au niveau des achats des efforts ont été faits.

CFDT dit qu’en dehors de l’effet  crise qui est indéniable, il y a un effet seuil : plus on monte, plus il sera difficile d’atteindre la cible.

Le DG pronostique une réactivité importante de l’autoroute : on baisse très vite mais on remontera très vite [à rappeler dans une prochaine NAO...].

Le DRH qui veut qu’on soit synchro, rappelle que la Direction envisage de consulter le CE le 23 février et de proposer l’accord à signature dans la foulée. La Direction attend donc la position des OS dans un délai raisonnable (c’est-à-dire aujourd’hui).

Les orientations ne sont pas susceptibles de bouger beaucoup. La Direction souhaite recueillir les intentions des OS.

FAT : Favorable sur l’orientation, mais besoin de quelques ours de réflexion.

SUD : Même principe que sur l’accord précédent. Nous sommes contre la hiérarchisation. Donc c’est plutôt non.

Le DRH fait remarquer qu’en Suède, les OS non signataires ne bénéficient pas des accords [En Suède, les OS ont plus de poids...].

SUD rétorque qu’on a le droit de ne pas être d’accord.

CFDT va réfléchir aux données.

FO : plutôt oui, mais la lecture est difficile pour les salariés.

CFTC : plutôt positif.

CGT : ok.

CGC : favorable.

Bilan de la journée : on avance de plus en plus vite, mais peut-on parler de négociation ?

Remarque : la mesure spécifique pour le premier collège tend à rapprocher les employés d’exécution des premiers niveaux ETAM. Est-ce que cela peut aller jusqu’à imaginer une répartition dichotomique entre employés d’une part et cadres de l’autre ?

Quand on voit le niveau moyen des primes d’intéressement et de participation, on se dit que le haut du panier gagne pas mal sa vie…

Compte-rendu de la réunion de négociation relative à la NAO du vendredi 23 janvier 2009

Publié dans NAO par sudarea le 23 janvier 2009
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Le Directeur Général ouvre la séance en disant que ces négociations démarrent tôt conformément à la demande des organisations syndicales. Pour les prochaines années, la Direction s’efforcera de commencer cette négociation à la même période. Le DG attend un accord majoritaire. Les réunions seront compactées sur les prochaines semaines.

Le Directeur des Ressources Humaines prend le flambeau pour faire le bilan de 2008 :

-         L’indice des prix sur 12 mois glissants s’élève à 1 % hors tabac (contre 2 % en 2007). Malgré la critique des OS, il s’agit du taux de référence.

-         Entre le premier et le deuxième semestre 2008, on note une rupture dans la hausse du pétrole. Le baril à 150 $ en juin était à 40 $ en décembre.

-         On note une progression sensible des TPA qui ont réalisé plus d’heures complémentaires en 2008 qu’en 2007.

Le DRH souligne qu’il ne trouve pas juste la dénomination « employés d’exécution ». il préfère parler de premier collège.

En toute objectivité, il juge le bilan satisfaisant et évoque l’accord NAO 2008 unanime.

SUD rappelle qu’il n’était pas signataire, qu’il s’agit donc d’un accord majoritaire.

Chaque OS intervient au sujet du bilan présenté par le DRH. SUD demande un complément d’information concernant les TPA : suite à la hausse des heures complémentaires, les seuils ont-ils été augmentés en conséquence ?

Le DRH répond qu’aucune décision n’a été prise dans ce sens. Des augmentations ont été réalisées, mais il n’y a pas d’augmentation massive.

SUD souligne que le gain de ces six derniers mois n’est pas énorme comparativement aux pertes des six mois précédents.

Le DRH commente un document de suivi des heures TPA 2008 : entre 2007 et 2008, on note une baisse du nombre de TPA et une augmentation individuelle des heures réalisées. Il souligne qu’il n’y a pas eu d’application collective de l’enquête TPA (concernant l’augmentation des seuils) et apporte comme argument que le taux d’absentéisme est directement proportionnel au taux d’emploi : plus on se rapproche d’un temps plein, plus le taux d’absentéisme augmente. Il faudrait réfléchir aux raisons de cet absentéisme (le métier de péager est un travail difficile…) [Traduction : mieux vaut que ce genre de travail soit effectué par des machines : vive les automates !]

L’Adjointe au DRH nous présente les rubriques principales de la situation comparée entre les hommes et les femmes :

-         La répartition hommes / femmes est équilibrée mais il y a un déséquilibre structurel aux extrémités : 75 % des cadres sont des hommes et 74 % TPA sont des femmes (ce qui est, du reste, représentatif ce qui existe ailleurs : les postes à hautes responsabilités aux hommes et les emplois précaires aux femmes).

-         L’ancienneté moyenne des femmes est inférieure à celle des hommes.

-         Il y a une forte représentation des femmes à temps partiel dans le premier collège.

SUD souligne qu’il n’y a pas d’hommes dans le service DCL. Le DRH rétorque qu’un poste à été refusé par un homme. SUD souligne qu’en l’occurrence, il s’agissait d’un poste placard. Le DRH estime que ce n’est pas le cas et que ce poste est aujourd’hui occupé par une femme. SUD rappelle que le poste existant aujourd’hui n’est pas celui initialement proposé à la personne l’ayant refusé.

[NB : L'entreprise n'ayant pas fini de se restructurer, une partie du contrôle va être rattachée au service DCL, qui va donc dorénavant compter des hommes]

-         Ecart des rémunérations : les grilles sont égales pour les hommes et les femmes. Les écarts de rémunération que l’on peut noter s’expliquent par les congés maternité. Les mesures de l’accord 68 devraient gommer ces écarts.

-         Globalement, les femmes ont plus de primes normales que les hommes.

Le DRH nous présente ensuite la politique de rémunération, au sens large, pour 2009, proposée par la Direction.

Le DRH sollicite particulièrement notre attention concernant les orientations annoncées par le président du groupe lors de la Convention. En effet, il s’agit d’un ensemble qui a sa cohérence, mais qui comporte des difficultés d’exposé sur certains points. Il nous expose donc le package, le paquet [autrement dit un truc emballé qu'on accepte ou qu'on refuse en totalité].

En ce qui concerne les salaires, la Direction considère la situation économique et la situation résultant de l’indice des prix. Dans ce contexte, il faut s’attendre à une modération des rémunérations au titre de 2009 : «  nous n’allons pas vers le meilleur mais vers le pire » [Et moins il y aura d'augmentation des salaires, plus ce sera pire, puisqu'il faut bien que l'argent circule si l'on veut avoir des chances de sortir de la crise]. Toutefois, la Direction entend bien augmenter [un petit peu] le pouvoir d’achat des salariés et a préparé une série de propositions.

D’abord, il y a lieu de renouveler l’accord d’intéressement. La Direction souhaite proposer une mesure d’intéressement exceptionnel à négocier. Le groupe EIFFAGE propose un demi mois de salaire (plafonné à 1500 €) pour ses entreprises à l’exception de AREA, APRR et une société EIFFEL, trois sociétés arrivées tardivement dans le dispositif du groupe [c'est-à-dire qui n'ont connu que les pertes des placements SICAVAS]. La mesure sera hiérarchisée, faiblement. Il s’agit du même type de mesure qu’en 2006, c’est-à-dire qu’elle sera logée dans l’accord NAO.

Le DG précise que les comptes définitifs ne sont pas arrêtés mais que le calcul donne à ce jour un volume d’intéressement à 9 % de la masse salariale (pour mémoire : 8 % en 2006 et 10 % en 2007) ce qui représente des sommes significatives. L’abondement s’impose à ces deux dispositifs à condition que soit menée la négociation concernant l’accord d’intéressement pour les années 2009, 2010, 2011. Le projet de cet accord est construit dans le même esprit que le précédent. L’intéressement exceptionnel sera intégré lui à l’accord NAO. Rappel : l’intéressement est exonéré de charges [ce qui n'est intéressant que pour l'entreprise], fiscalisé ou pas selon les situations.

Pour favoriser le placement de l’intéressement sur la SICAVAS – avec l’abondement qui va avec, l’entreprise propose un prêt au salarié qui le souhaite. Ce prêt est remboursable sur 60 mois à 4 % (mensualités constantes), mais si le salarié venait à quitter l’entreprise avant les cinq ans, il devrait rembourser l’ensemble des mensualités restantes.

La participation 2008 (versée en 2009) est déblocable (si réponse dans les quinze jours). Dans ce contexte particulier, la participation placée sur la SICAVAS sera abondée à 25 %.

NB : l’intéressement exceptionnel sera pris sur les comptes 2009. Comme il n’est pas chargé, l’effet sera moindre.

Dans l’accord d’intéressement, il faudra relever le seuil pour l’année 2009 (de 10 à 14 %).

Concernant le reste [c'est-à-dire l'essentiel de la négociation annuelle obligatoire], la Direction ne nous fera pas de proposition concrète aujourd’hui sur l’augmentation générale. La parole est donnée aux OS pour qu’elles fassent connaître leurs attentes. Le tour de table commence par l’OS qui est en face de la Direction, puis repart à droite de la Direction pour finir à gauche.

CFDT : indemnité compensatrice pour les salariés de la viabilité non logés qui montent des astreintes ; mesure catégorielle pour les mécaniciens ; 16 € par poste de FF pour les mécaniciens ; problématique du délai de paiement quand pro BTP prend la suite ( subrogation au-delà des 90 jours) ; augmentation des seuils TPA ; problématique des salaires par rapport à la rémunération annuelle garantie ; mise en place d’un PERCO ; 3 % d’augmentation générale.

FAT : Pas de proposition quant aux salaires mais demande que la prime exceptionnelle tende vers plus d’équité.

CFTC : ne se prononce pas sur l’augmentation générale ; augmentation de la prime transport ; augmentation de la prime salissure ; augmentation du panier ; mutuelle groupe ; intégration de la prévoyance au groupe ; remise en place d’un pass travaux ; revalorisation des astreintes ; PERCO ; actions EIFFAGE gratuites ; faire bénéficier les salariés des accords cadres du groupe.

FO : remet en cause l’indice INSEE – seul indice officiel pour le DG qui réitère que le contexte nous impose une modération par rapport aux salaires (soyons raisonnables), ce à quoi le DRH ajoute que AREA n’a pas une responsabilité nationale, on défend déjà les intérêts de l’entreprise et des salariés - ; augmentation générale à 3 % ; classification des mécaniciens ; problème des non logés ; surcharge de travail des techniciens ; mesure d’intéressement et prêt sont une bonne chose.

CGT : augmentation générale de 3 % hors GVT ; revalorisation des astreintes des agents routiers ; revalorisation du panier ; revalorisation du ticket restaurant ; paiement des heures de nuit du 3X9 à 200 % ; revalorisation de la prime transport ; revalorisation du forfait téléphonique ; revalorisation de la prime salissure ; augmentation du forfait TIS ; politique de GPEC (formation) ; augmentation des seuils TPA.

CGC : PERCO ; instauration de la rémunération annuelle garantie au sen de AREA ; actions gratuites ; suivi du plafond des tickets restaurant ; une partie du prêt à 0 % ; augmentation générale à 3 %.

SUD : après consultation des salariés, nous demandons une prise en charge intégrale de la mutuelle par l’entreprise, l’instauration d’une prime d’ancienneté, la revalorisation de la prime transport. Préférant privilégier la rémunération de base, nous n’ajouterons pas d’autres mesures, mais demandons une augmentation générale sous la forme d’une somme égale pour l’ensemble des salariés afin de limiter les écarts entre les salaires des différents collèges. Nous ne préciserons pas aujourd’hui cette somme.

Pour clore, la CFDT fait encore quelques remarques qui nous conduisent au sujet de la négociation à suivre l’après-midi concernant les préavis de grève.

Le DG estime que nous sommes dans un contexte de « gréviculture » chez AREA et APRR. Selon lui, les OS devraient se rendre compte que l’entreprise ne dépend plus de l’Etat, mais que le système a changé depuis trois ans [autrement dit, dans le privé on ne fait pas grève. Question : la grève est-elle encore un droit ?]. Il faut bien voir qu’on va faire perdre de l’argent à l’entreprise.

SUD souligne qu’il n’y a pas que l’entreprise qui est en jeu dans cette grève : nous ne sommes pas que des salariés, nous sommes aussi des citoyens. La Direction rétorque qu’on n’a qu’à chanter l’hymne national pendant qu’on y est. [Dans le monde parfait de l'entreprise privée, les salariés ne sont pas des employés d'exécution, mais on leur demande d'être des éléments dociles et reconnaissants vis-à-vis de l'employeur.]