Mémo SUD
C’est pas parce qu’on ne va plus en négo qu’on n’a plus rien à dire !
Election CHSCT
Quand on récolte un tiers des voix aux élections professionnelles, est-il juste de totaliser la moitié des sièges au CHSCT ? Pour une majorité d’OS qui n’ont dit mot sans doute que oui. La seule voix à souligner que FO, qui n’avait pas d’élus, était tout de même en droit d’obtenir un siège du fait de sa représentativité a été celle de SUD. Sans effet…
Employabilité des seniors (accord 74)
Un accord vaut mieux qu’un plan d’action unilatéral (cas d’APRR où la négociation n’a pas abouti) ? Remarquons qu’AREA économise une belle dépense, car faire des ratios ne coûte pas cher. De plus, il n’y a aucune garantie sur les moyens alloués à la commission mise en place, alors que la pénibilité est un sujet important qui concerne l’ensemble des salariés.
Négo péage
Soyons bref : pour SUD gonfler le salaire à coup de primes ne constituera jamais une avancée, car n’oublions pas qu’une prime disparaît quand on est en arrêt maladie, n’est pas comptabilisée pour la retraite et ne bénéficie pas de l’augmentation générale annuelle.
Scénario fiction : l’avenir du péage ne serait-il pas au CESAR avec des postes de superviseurs qui surveillent le trafic et le péage sur le modèle Millau ?
Réorganisation des centres d’entretien
Sachant que certaines tâches peuvent être effectuées par les agents routiers et que l’entreprise fait appel à la sous-traitance pour ce qui relève de l’électronique : jusqu’à quand y aura-t-il des mécaniciens dans l’entreprise ? En tout cas, pour l’heure, grâce au regroupement des centres en secteurs, AREA continue de faire baisser les effectifs et d’augmenter la polyvalence.
Automatisation = + de contrôle et – de sécurité. Et alors ? Restons solidaires !
A une semaine d’intervalle, en DP et CE d’octobre, il a été question des problèmes de sécurité et de l’inquiétude des salariés responsables du coffre. SUD dénonce la dérive de suspicion. Faut-il vraiment que les péagers se méfient les uns des autres suite à l’automatisation des péages la nuit ? serrons-nous les coudes et jouons collectif : nous sommes tous dans la même galère !
Plus que jamais SOLIDAIRES, UNITAIRES DÉMOCRATIQUES !
Votre tribu SUD
Yvanne TROUILLET (CP2) RSS et RS CE 06 73 25 75 91
Philippe MASSENOT (CP3) élu CE 06 11 66 49 85
Frédéric DUMOUCHEL (CP1) élu CE 06 60 97 07 22
Gilles GOMEZ (CE4/2) membre CHSCT, élu DP 06 17 82 40 45
Marc ROY (CE2) élu DP 06 87 91 11 88
Laurette ROY (CESAR) trésorière 06 60 02 70 68
Daniel BOGOSAVLIJEVICH (CP1) 06 37 17 75 99
Bruno LAVERNE (CE4) 06 68 44 05 94
Quand on ne peut pas attaquer le fond, on joue la montre sur la forme
Compte-rendu d’audience :
Mercredi 18 novembre, une délégation SUD (Yvanne, Marc, Laurette, Gilles) s’est rendue, humblement, sans avocat, à l’audience du Tribunal d’Instance de Villeurbanne au sujet du dépôt de notre contentieux relatif au résultat des élections professionnelles. Etaient aussi présents la direction des ressources humaines d’AREA et la plupart des organisations syndicales signataires du protocole d’accord électoral, ce qui faisait pas mal de monde au final. A 11H, heure de l’audience, l’avocat d’AREA demandait qu’on patientât jusqu’à l’arrivée de sa consoeur qui devait représenter la CFDT. Le Président signala qu’il avait une autre affaire à 11H30, mais on attendit que se présente l’avocate, sans robe, avec valise.
Audience folklorique
Quand l’assemblée fut prête (cela prit un peu de temps), notre mandaté, Maître Etellin (retraité SUD Rail), commença d’exposer en préambule que SUD n’avait pas reçu les conclusions des parties adverses. Aussitôt les duettistes en robe noire cherchaient une copie à fournir au demandeur et la défenderesse de la CFDT demanda à quel moment seraient exposées les requêtes de non recevabilité, car pour elle, on ne pouvait pas plaider aujourd’hui. Gérard Etellin tenta alors de faire valoir qu’il était prêt à rendre ses conclusions et que les parties adverses n’avaient qu’à faire état des leurs oralement. Prenant acte de la situation, le Président décida de renvoyer l’affaire au 27 janvier 2010.
Remarques :
- Aussi surprenant que cela puisse paraître, les professionnels qui nous faisaient face n’ont donc pas eu assez de quinze jours pour préparer leurs conclusions.
- Au vu des réceptions dernières, il semble qu’un courrier envoyé de Saint Apollinaire arrive plus rapidement à La Tour Du Pin qu’un courrier envoyé de Lyon (s’il a été envoyé).
- Contrairement à ce qu’a annoncé la team CFDT, SUD n’a jamais mis en cause un salarié mais seulement relaté des faits non conformes au protocole d’accord.
- Jusqu’au 27 janvier, les négociations salariales d’accompagnement continuent.
Mais vous pouvez compter sur la tribu SUD qui aura toujours son mot à dire
ELECTIONS PROFESSIONNELLES
Suite aux résultats des élections professionnelles du 7 octobre dernier qui excluaient SUD de la représentativité pour seulement deux voix, nous avons déposé un dossier de contentieux. Nous avons reçu une invitation à comparaître le 18 novembre prochain au tribunal d’instance de Villeurbanne. Nous vous tiendrons informés de sa décision.
Privatisation de la Poste : envoyez la carte postale au président
Après avoir arrêté le décompte à plus de 2,3 millions de votants, le comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal a écrit au président de la République pour lui présenter les résultats et lui demander de prendre la mesure d’une mobilisation historique, révélatrice de l’opposition que provoque le projet de changement de statut de La Poste.
Le Président ne nous entend pas, faisons plus de bruit
Ce silence est une marque de mépris vis-à-vis d’un exercice de citoyenneté qui a su trouver sa légitimité et sa crédibilité. Le comité national a donc décidé de continuer à construire la mobilisation sur cette question essentielle du service public postal, en créant les conditions pour amplifier la dynamique créée par la votation du 3 octobre.
La mobilisation contre la privatisation de La Poste continue avec l’interpellation des sénateurs qui examineront le projet de loi dès le 20 octobre en commission et se prononceront sur le sujet du 2 au 6 novembre 2009.
Le comité national décide de lancer une campagne de carte pétition à adresser au Président de la République. Cette carte postale qui sera en ligne sur le site Internet exigera :
le respect de la votation du 3 octobre,
le retrait du projet de loi de l’ordre du jour du Sénat et de l’Assemblée Nationale,
l’ouverture du débat public,
la tenue d’un référendum sur l’avenir du service public postal.
Le comité national appelle à faire du 31 octobre au 7 novembre
une semaine de mobilisation contre la privatisation,
pour le développement du service public postal
et l’organisation d’un référendum. Le 31 octobre le comité national appelle à poursuivre les initiatives en cours et notamment à organiser des rassemblements devant les bureaux de Poste associant population, élus et postiers.
Le 2 novembre le comité national décide d’un rassemblement devant le Sénat en présence notamment de représentants des comités locaux et d’élus.
Si la loi est approuvée au sénat et que le gouvernement persistait, le collectif national prévoit d’organiser des manifestations décentralisées le même jour en novembre et met en débat dans les collectifs locaux la perspective d’une montée nationale à Paris en décembre, pour poursuivre la lutte contre le projet de privatisation de La Poste, porté par la légitimité des 2,3 millions de votants qui se sont exprimés sur le sujet et dont il convient de respecter la démarche.
Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.
Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.
Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.