Solidaires “Contre la privatisation de la Poste”
Nouvelle vidéo de l’Union syndicale Solidaires dans le cadre de l’émission TV “Expression directe”. Ce film est consacré à la nécessité d’une large mobilisation contre la privatisation de La Poste et à l’initiative unitaire du 3 octobre 2009 qui verra l’organisation d’un référendum citoyen sur cette question sur l’ensemble du territoire. [le site de l'Union syndicale Solidaires : http://www.solidaires.org]
QUESTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL SUD POUR LE 27 AOÛT 2009
QUESTION 1 : Un péager peut-il changer de tour de service ou de centre péage avant d’avoir signé l’avenant se rapportant à ce changement ?
RÉPONSE : L’avenant doit être obligatoirement signé et assez tôt pour être pris en compte au service paye.
QUESTION 2 : Pourquoi la note concernant l’organisation de travail des TPA est-elle la même que celle de l’année dernière alors qu’il a été stipulé lors de la réunion DP de juillet 2008 (conformément à l’accord 61) que les TPA n’avaient pas à donner leurs semaines d’indisponibilité pour le second semestre ?
RÉPONSE : C’est un loupé. La Direction va faire le nécessaire pour que la note soit corrigée.
: ce serait bête que le courrier de l’été 2008 de l’ancien Chef de Département Péage reste lettre morte.
QUESTION 3 : En bas de la feuille de choix des semaines d’indisponibilité, il est demandé aux TPA quelle fête de fin d’année ils souhaitent travailler sous la forme de deux tableaux. Quelle est la nuance entre « préfère travailler le » et « suis volontaire pour effectuer des postes du » ? Ne pourrait-on pas substituer le premier tableau « préfère travailler le » par la version « préfère ne pas travailler le » pour plus de clarté ?
RÉPONSE : Il y a bien une nuance entre les deux formulations. Et ça a fonctionné ces deux dernières années sans problème. Changer de formulation maintenant risquerait d’induire certains péagers en erreur.
reste dubitatif par rapport au choix de la formulation et à la nuance sémantique. Pourquoi ne pas demander directement aux TPA quelle fête ils ne souhaitent pas travailler ?
QUESTION 4 : Pourquoi les intérimaires du CP1 n’ont-ils pas fait partie des recrutements de TPA ?
RÉPONSE : Il y a eu un recrutement sur le CP1.
: C’est peu. On a fait espérer aux intérimaires qu’ils pourraient être embauchés. Aujourd’hui, ils sont déçus.
QUESTION 5 : Sur le CP1, nous avons constaté que le temps de repos de onze heures entre deux postes n’avait pas été respecté. Pouvez-vous faire un rappel à la hiérarchie locale ?
RÉPONSE : Ce type d’incident étant récurrent, un rappel sera fait.
: errare humanum est, sed persevere diabolicum…
QUESTION 6 : Nous demandons la mise en place de renforts le matin en semaine sur le péage de Lyon Barrière afin de permettre aux RC de donner leur pause de manière optimale aux péagers.
RÉPONSE : Les temps de pause sont respectés. Il n’y a eu un problème que le 16 août parce que les prévisions de trafic ont explosé. Il a été demandé ce jour-là à trois péagers de maintenir leur cabine ouverte.
: Le week-end du 15 août, on ne s’attend pas à ce qu’il y ait de la circulation… Et puis surtout, comme il faut pousser les usagers clients sur les voies automatiques (voir toutes les campagnes publicitaires en la matière), on va limiter le nombre de voies manuelles. Quoi qu’il en soit, il n’en demeure pas moins que les temps de pause sont généralement chronométrés sur le CP1.
QUESTION 7 : Sur le CP1, nous constatons encore un déséquilibre dans la répartition des postes FF/RC entre les salariés. Dans l’attente d’une évolution des dispositions de l’accord 31, prévu dans le cadre de la négociation péage, nous réitérons notre demande de répartition équitable de ce type de postes.
RÉPONSE : C’est une question qui a été déjà évoquée à maintes reprises… Ces postes doivent être répartis avec équité, mais aussi en tenant compte de plusieurs facteurs (les tours de service, l’avancée de seuils pour les TPA). Un suivi de la répartition existe.
: Et alors ?
QUESTION 8 : Le contrat de plan et la norme ISO 14001 impliquent une réponse aux réclamations clients sous dix jours. Cette règle s’applique-t-elle au service abonnement VL ?
RÉPONSE : Cette question ne relève pas de l’instance DP. Mais pour information, la norme ISO 14001 n’est pas en cours avant 2010 et le contrat de plan n’est pas encore signé.
: Pour autant, les services sont sensibilisés au délai de réponse aux réclamations qui ne doit pas dépasser dix jours.
QUESTION : Les salariés d’AREA pourraient-ils bénéficier d’une facturation électronique, comme les clients abonnés au télépéage ?
RÉPONSE : Cette possibilité est à étudier. Pourquoi pas.
: Ça ce serait de l’économie écologique !
QUESTION 9 : Lors de la dernière réunion DP, vous nous aviez répondu positivement à une question concernant le respect des genres dans les informations de nomination (question 13). L’annonce de la dernière nomination sur le centre d’entretien d’Annecy n’en tient pas compte. A quoi servent les questions DP ?
RÉPONSE : Les questions DP sont utiles. Si on lit bien la note, il y est écrit que la personne a été nommée a un poste d’assistant technique.
: Pourquoi pas simplement « nommée assistante technique » ? D’où vient cette retenue vis-à-vis de la féminisation des noms de métier ? Parce qu’il n’y a pas égalité entre les deux genres grammaticaux… Ça peut paraître être un détail, mais ça dit beaucoup sur la valorisation de l’un par rapport à l’autre.
Vérification faite après la réunion, il s’agit d’un « poste d’assistant viabilité logistique » pour quelqu’une qui a travaillé en qualité de receveur péager (pourquoi le masculin ici ?) et passé un BTS assistante de Gestion. Ainsi donc, en quelque sorte, l’étudiante est devenue travailleur.
SUD VOUS SOUHAITE UNE BONNE RENTRÉE !
Sociétés d’autoroute : le jackpot implacable aux dépens de l’automobiliste
Tous les secteurs en rapport avec l’automobile ne subissent pas la crise de la même façon. Les sociétés d’autoroute, par exemple, et leurs actionnaires vont plutôt bien. Et même très bien. Trop bien ?
En 2008, les résultats nets cumulés des trois principaux groupes, ASF, SANEF et APRR, dépassaient largement le milliard d’euros. Entre temps, la crise n’a eu peu de prise : l’action APRR qui valait 45€ en 2005 était encore affichée à 50€ la semaine dernière. Rapportée par Le Parisien/Aujourd’hui en France, l’insolente santé des sociétés d’autoroutes repose sur cinq points, qui en font LA machine à fric parfaite.
Il y a d’abord les parts de l’Etat dans les différentes sociétés qui ont été bradées par Dominique de Villepin en 2005 afin que les transactions se passent rapidement. Ensuite, la multiplication des péages automatiques a permis de diminuer d’autant le nombre de salariés, jusqu’à 36% pour ASF ces quatre dernières années. Principaux actionnaires, les sociétés de BTP comme Vinci ou Eiffage ont toutes les capacités pour réduire les dépenses d’entretien des infrastructures au minimum. Vient ensuite les tarifs de péage eux-mêmes. Si le prix global n’a augmenté que de 2,3% en cinq ans, la réalité est toute autre quand on l’examine de près : les tronçons les plus empruntés gonflent parfois de 30 à 40%. Enfin, avec des résultats en augmentation exponentielle, les emprunts contractés en 2005 devraient être remboursés d’ici 2012. Ce qui laissera 20 ans de profit maximum avant la fin de la concession, en 2032.
Le dindon de la farce reste évidemment l’automobiliste qui n’a pas d’autre choix, s’il refuse de participer aux dividendes à 10 chiffres des actionnaires des sociétés d’autoroute, que d’emprunter les nationales, quatre fois plus meurtrières que les autoroutes.
La fusion Caisse d’épargne-Banque populaire interdite en Ile-de-France ?
La justice donne raison à Sud contre les patrons des Caisses d’Epargne
Selon l’appel de référé transmis par le syndicat Sud, la cour d’appel de Paris a interdit la mise en oeuvre de cette fusion en Ile-de-France, faute d’avoir suffisamment informé le personnel.
La cour d’appel de Paris a interdit à la caisse d’épargne d’Ile-de-France de mettre en oeuvre la fusion avec Banque populaire, faute d’en informer précisement son personnel, selon l’appel de référé transmis par le syndicat Sud, qui crie «victoire».
Interrogé par l’AFP, le groupe BPCE a souhaité dans un premier temps ne faire aucun commentaire, renvoyant sur la caisse d’épargne d’Ile-de-France, qui n’était pas joignable immédiatement. L’arrêt en référé rendu vendredi et dont l’AFP a eu copie «fait interdiction à la caisse d’épargne d’Ile-de-France de mettre en oeuvre le projet en cause, dénommé Sequana, tant qu’elle n’aura pas respecté les obligations” de “fournir aux représentants du personnel des informations et documents complets et précisé quant au projet industriel et à la stratégie du groupe à venir (…)».
Si la caisse d’épargne ne respecte pas cette injonction, elle s’expose à une astreinte journalière de 100.000 euros. «La conséquence immédiate de cette décision est que le déroulement du projet dit Séquana est stoppé net puisque la caisse d’épargne d’Ile-de-France (1ère caisse d’épargne de France) est empêchée d’y apporter son concours tant qu’elle n’aura pas respecté les droits à l’information de son comité d’entreprise et donc des personnels», indique Sud dans un communiqué.
(Source AFP)
Les milliards d’euros des sociétés d’autoroutes
Alors que les automobilistes sont confrontés à des tarifs autoroutiers qui ne cessent de grimper, les exploitants privés du réseau réalisent des bénéfices considérables.
Les 6 500 km d’autoroutes privatisés ont déjà rapporté plus
de 7 milliards d’euros de dividendes en trois ans.
Des millions d’automobilistes vont se retrouver ce week-end sur les autoroutes de France. Le chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens va gonfler encore un peu plus le magot que les sociétés privées amassent ces dernières années. La société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) compte ainsi récolter 40 millions d’euros à ses péages durant ce seul week-end…
Hausse des réclamations
Depuis qu’en 2005 le Premier ministre, Dominique de Villepin, a privatisé trois réseaux d’envergure (6 500 km en tout), presque tout le maillage autoroutier français a quitté le giron du public.
Pour les géants du BTP (Vinci, Eiffage) qui ont gagné le droit d’exploiter ces réseaux jusqu’en 2032, le bilan est déjà plus que positif : alors qu’en 2005 le rachat des parts d’ASF (Autoroutes du sud de la France) et d’APRR avait mobilisé 10,8 milliards d’euros, les actionnaires de ces deux sociétés se sont vu verser plus de 7 milliards d’euros de dividendes en trois ans ! Contactés, les concessionnaires concernés n’ont pas souhaité nous répondre.
Les usagers, eux, sont moins à la fête : non seulement certains tarifs ont bondi au lendemain de la privatisation, mais s’y retrouver relève de l’exploit. Du coup, entre 2003 et 2006, le nombre de réclamations a presque triplé. Depuis 2007, en revanche, plus aucune donnée n’est disponible, et « c’est bien là le problème », selon Laurent Hecquet, de l’association 40 Millions d’automobilistes. « Certains tableaux de bord ne sont plus publiés par le gouvernement. Bref, ironise-t-il, il n’y a plus de pilote sur les routes. » Derrière cette boutade se cache une préoccupation sérieuse : de nombreux Français se détournent des autoroutes, trop chères, pour emprunter les nationales, quatre fois plus meurtrières. « Si ce phénomène se poursuit, nous aurons une sécurité routière à deux vitesses », alerte Christian Scholli, de l’Automobile Club.
Le Parisien, 01.08.2009