Lettre ouverte
M. XXXXXXXXXX
Secrétaire Général APRR
SOCIÉTÉ AREA
260 Avenue Jean MONNET
BP48
69 671 BRON Cedex
LETTRE OUVERTE
LA TOUR DU PIN
Le 25 Février 2009
Objet : Demande de correction sur le bulletin de communication de la Direction des Ressources Humaines
Monsieur le Secrétaire Général,
Je voudrais attirer votre attention sur la phrase introductive du communiqué de la Direction des Ressources Humaines concernant le dernier accord d’entreprise. Cette phrase, « Les organisations syndicales ont signé l’accord d’entreprise n° 70 [...] », s’avère être inexacte. En effet, l’emploi de l’article défini sous-entend que toutes les organisations syndicales sont signataires, alors que SUD n’a pas signé et que comme l’année dernière, l’accord relatif à la NAO n’est pas unanime, mais majoritaire.
Je ne vous cache pas que nous nous interrogeons sur le choix de la formulation. Signifie-t-il que pour la Direction des Ressources Humaines SUD ne compte pas en tant qu’organisation syndicale ? Pourtant, à ce jour – et jusqu’aux prochaines élections professionnelles, au moins – SUD est bien un syndicat représentatif au sein de l’entreprise.
C’est pourquoi, nous vous demandons de rectifier le bulletin aujourd’hui à l’affichage.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de mes sincères salutations.
Yvanne TROUILLET
Secrétaire du syndicat SUD AREA
Niveau Augmentation, Oublie !
Conformément à vos attentes unanimes (merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont retourné le questionnaire), nous avions lors de la première réunion NAO (négociation annuelle obligatoire) les revendications suivantes :
- Prise en charge intégrale de la mutuelle par l’entreprise
- Instauration d’une prime d’ancienneté
- Revalorisation de la prime transport
- Une augmentation générale sous la forme d’une somme égale pour tous afin de réduire l’écart entre les salaires les plus hauts et les salaires les plus bas.
Evidemment, pas de Merlin l’enchanteur au pays d’AREAPRR, seulement une Direction efficace et convaincante : deux réunions et c’est in the pocket ! La NAO 2009 a été rondement menée.
Peut-on encore parler de négociation ?
Les Organisations syndicales étaient pourtant d’accord sur un point : privilégier l’augmentation générale, ce qui se traduisait pour SUD par une augmentation de 125 € par mois (prime d’intéressement exceptionnelle divisée par douze).
La Direction a maintenu son plan d’action – identique à celui d’APRR – axé sur les rémunérations annexes (sans charges pour l’entreprise) en répétant que dans le contexte actuel l’augmentation générale ne pourrait être que limitée. Et l’année prochaine devons-nous nous attendre à ce qu’elle soit nulle ?
La crise a bon dos !
La majorité des organisations syndicales s’est rapidement rendue à cet argument et accepté 1,3 % d’augmentation générale, ce qui, pour beaucoup, ne couvre même pas l’augmentation des loyers.
SUD n’a pas cédé au chantage de l’intéressement exceptionnel
et ne paraphera pas l’accord 70.
Alors, bien sûr, grâce aux signatures majoritaires, vous bénéficierez, nous bénéficierons, d’une prime d’intéressement exceptionnelle (70 % du salaire mensuel) qui représente peut-être quelque chose à l’instant T, mais qui contribue à affaiblir encore notre système par répartition (qui entre parenthèses est en train d’amortir les effets de la crise).
Vous pourrez toujours jouer votre retraite en plaçant vos primes dans la SICAVAS !
Au lendemain de l’appel à une nouvelle mobilisation le 19 mars
Nous ne voulons pas de discours : nous avons besoin de mesures d’urgence !
Arrêt des licenciements, indemnisation à 100% du chômage partiel, car les salariés n’ont pas à payer la crise par le chômage alors que les entreprises accumulent les profits !
Augmentation générale des salaires de 300 €, des pensions, du RMI et des minima sociaux à 1500 €, parce que les salarié-e-s n’ont pas à payer la crise alors que patronat et actionnaires engrangent toujours dividendes et rémunérations exorbitantes !
Des moyens supplémentaires et de nouvelles orientations pour les services publics, pour que les droits fondamentaux (santé, éducation, transport, communication, etc.) soient accessibles à toute la population !
Gardons l’unité et le rapport de force du 29 janvier !
Nous étions des millions dans les manifestations du 29 janvier. La grève a touché fortement la Fonction Publique, le secteur public, mais aussi de nombreuses entreprises du secteur privé. Cet élargissement est un élément très important. Tout comme la présence massive de retraité-e-s, de chômeurs/ses, de jeunes en formation, …
Les 8 organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA) se sont rencontrées le 2 février. L’Union syndicale Solidaires s’est prononcée pour une suite très rapide à cette action nationale du 29 janvier ; nous avons fait des propositions : un appel ferme à une grève générale, une manifestation nationale un très prochain samedi. La majorité des autres syndicats a préféré attendre la prestation médiatique de Sarkozy ; nous avons renouvelé nos propositions, le 9 février.
L’Union syndicale Solidaires travaille au maintien de l’unité syndicale, et s’inscrit dans l’appel à une action nationale interprofessionnelle le jeudi 19 mars. C’est tard ? Oui, mais c’est unitaire. Plus tôt, cela aurait été dans la désunion. A nous de faire du 19 mars ce que nous voulons que ce soit !
Nous ne voulons pas payer leur crise
Le 18 février, le président Sarkozy reçoit les organisations syndicales et le patronat. Notons que celui-ci ne cesse de clamer son refus de voir la moindre de ses prérogatives remises en cause, milite très activement pour le maintien des inégalités sociales, et a obtenu la suppression de la taxe professionnelle ! Sarkozy a déclaré « je vais recevoir toutes les organisations syndicales le 18 février ».
Mentir serait « irresponsable » ; pourtant trois syndicats, dont Solidaires, ne sont pas invités. Mais, ce qui importe c’est « pour parler de quoi, et surtout pour décider quoi ? »
« Un calendrier de réunions » ? Ce n’est pas ça qui nous aidera à finir les fins de mois !
« Des moyens supplémentaires pour les entreprises » ? Ce n’est pas ça qui empêchera les patrons de continuer à licencier pour augmenter leurs profits !
« Moins d’impôts » ? Ce n’est pas ça qui renforcera les services publics dont nous avons besoin. La suppression de la plus basse tranche de l’impôt sur les revenus n’a aucune conséquence sur la moitié de la population qui ne paie pas d’impôt faute de revenus suffisants. Mais tout le monde va connaitre une augmentation des injustes impôts locaux, pour compenser le cadeau aux entreprises. Supprimer la TVA sur les produits de première nécessité serait une réelle mesure pour augmenter le pouvoir d’achat !
C’est le système économique qu’ils ont bâti pour nous exploiter qui est en crise
Au nom de quoi, devrions-nous en payer les conséquences ? Alors qu’il n’y avait pas d’argent pour nos salaires, pour les services publics, pour la sécu, pour nos retraites, … alors qu’il fallait réduire la dette et le déficit public, des milliards sont offerts aux banquiers, aux patrons, aux actionnaires … et brusquement le déficit public n’est plus un problème pour le gouvernement et le patronat !
Après des dizaines d’années de bataille idéologique pour tenter de nous convaincre que la seule réalité possible c’est le marché, la libre concurrence, les privatisations, … quand les bénéficiaires du système sont en difficulté, ils redécouvrent les bienfaits des aides publiques, mais pour leurs seuls intérêts privés.
Privatiser les profits, socialiser les pertes, demeure un principe de base du système économique capitaliste. C’est pour cela que ces centaines de milliards d’euros ne sont pas utilisés pour lutter contre la faim dans le monde, pour loger celles et ceux qui survivent sans toit, pour créer des emplois stables, améliorer les conditions de travail ou pour augmenter les salaires et pensions.
Un exemple (parmi tant d’autres) de la démagogie présidentielle : Sarkozy annonce qu’il faut « mieux indemniser le chômage partiel » ; mais ce n’est pas en faisant payer les patrons ! Non, il veut utiliser l’argent public (donc les impôts des salarié-e-s, puisque les très riches sont protégé-e-s par le « bouclier fiscal »), pour financer la réduction des salaires de millions de travailleurs/ses. Et les patrons eux ne mettent pas un sous dans l’histoire ! Il y a en France 7 millions de travailleurs/ses pauvres gagnant moins de 850 euros par mois.*
Solidaires revendique le droit pour tout individu de disposer d’un emploi avec la création d’un nouveau statut du salarié reposant sur trois grands principes : continuité du contrat de travail, obligation de formation et de reclassement au moins au même niveau de qualification, financement mutualisé entre toutes les entreprises au moyen d’une cotisation sociale.
C’est leur système qui est en crise, et ils veulent nous le faire payer ! Pas question : au contraire, rendez nous nos milliards !
Pas de licenciement, de chômage technique, de blocage des salaires : utilisons les milliards accumulés depuis des années, au lieu de les donner aux banques et actionnaires.
Interdiction des transactions avec les paradis fiscaux, taxation
Tous ensemble, construisons la suite !
Chercheurs/ses en grève, mobilisation dans les universités, grève générale en Guadeloupe et en Martinique, débrayages et grèves dans des entreprises du privé, secteur hospitalier en grève et manifestations, réunions intersyndicales prévues dans les prochains jours dans les secteurs professionnels et les départements, … construisons la mobilisation interprofessionnelle de mi-mars à la hauteur des enjeux.
Une journée de grève et de manifestations, ce n’est pas suffisant pour faire reculer le patronat et le gouvernement et il ne faut pas retomber dans la répétition des grèves de 24 heures, secteur professionnel par secteur professionnel. Construisons un mouvement interprofessionnel prolongé qui rassemble ! Gouvernement et patronat doivent prendre en compte les revendications exprimées dans la plate-forme commune des 8 organisations syndicales, plate-forme portée haut et fort par 2,5 millions de manifestant-e-s. Le 29 janvier n’est pas qu’un coup de colère : il y a un puissant ras le bol, auquel il faut donner des suites.
L’Union syndicale Solidaires appelle à la construction de collectifs unitaires, dans les entreprises et les localités : notre souci d’une suite forte au 29 janvier, notre refus que tout cela se termine par des réunions sans fin dans les salons du pouvoir, sont partagés par bien des équipes syndicales. Organisons-nous à la base, maintenons l’unité pour l’action … c’est le meilleur moyen de la renforcer au niveau national.
Avec une petite partie des milliards que patrons et actionnaires nous ont pris depuis des années, il y a des solutions pour le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics ! des flux financiers !
Compte-rendu de la réunion relative à la négociation annuelle obligatoire du vendredi 6 février
La FAT fait un préambule au sujet de l’ouverture des BTP sur le réseau le jour de la grève, jeudi 29 janvier. FO a fait le même constat. La CGT ajoute que du personnel a été déplacé.
Sur ce dernier point, le Directeur des Ressources Humaines répond que rien ne s’y oppose du point de vue du droit.
La CFDT ajoute quelques mots sur le sujet. Le DRH souligne que la Direction a le droit de s’organiser avec les non grévistes, c’est même son job.
SUD s’associe à la remarque de la FAT et demande un complément d’information au sujet des intérimaires.
L’Adjointe au DRH explique qu’il y infraction dans le cas où un intérimaire est embauché un jour de grève, mais pas s’il est prévu dans le tour.
Pour le Directeur Général, il est possible que l’accord 51 permette diverses interprétations. Il rappelle qu’on a une réunion concernant le suivi des accords le 2 mars prochain. Il nous propose ensuite de changer de sujet et de passer à l’ordre du jour. Il nous donne quelques informations sur l’intéressement et la participation. Les comptes sont aujourd’hui quasi définitifs. L’intéressement est de l’ordre de 9,5 % en masse salariale, ce qui correspond à environ 1,2 mois de salaire (soit 3500 € en moyenne).
Le DRH souligne que l’intéressement c’est du pouvoir d’achat. Puis il nous donne le montant de la participation des trois dernières années :
- 2006 : plus de 4 millions pour un montant moyen de 3020 €
- 2007 : plus de 4 millions pour un montant moyen de 3590 €
- 2008 : 4 838 780 € pour un montant moyen de 3715 €
Pour 2008, la participation se fera sous deux formes : la réserve de participation et le supplément. En effet, par un jeu d’écriture comptable qui passe en provision le renouvellement des chaussées, les bénéfices baissent, ce qui a pour conséquence de faire baisser l’impôt sur les sociétés et d’augmenter la trésorerie. Pour que les salariés ne subissent pas cette baisse, l’entreprise va demander le supplément de la réserve spéciale de participation au Conseil d’Administration (la demande est déjà acquise, elle sera validée le 25 février).
La participation sera déblocable est mars ou plaçable sur la SICAVAS avec un abondement à 25 %.
Le programme sur le plan logistique est extrêmement dense. Le DRH promet de communiquer largement à ce sujet, mais pour pouvoir le faire, il faut que les choses soient en place et elles ne le sont pas encore pour l’instant.
Le DG revient sur le contexte général [copié-collé de sa présentation sur APRR]. Crise financière doublée d’une crise économique, baisse du trafic, notamment PL : on entre en récession. Dans ce contexte particulier, la Direction nous propose un ensemble de mesures dont une modération salariale, tout en soutenant le pouvoir d’achat. Ainsi,
- Intéressement exceptionnel à 0,6 %
- + 1,1 % d’augmentation générale, qui s’ajoute à un GVT à 1,3 % en moyenne (pour 96 % des salariés)
- + 1,5 % du panier
- + 1,5 % de la prime transport (81,54 €)
- Le passage de la grille N2 à la grille N3 pour les mécaniciens au 1e avril 2009
- + 2,5 % pour le ticket restaurant (8,60 €)
- Valeur du point d’astreinte réévaluée à 1,5023 €
Le DRH nous donne ensuite des exemples de la valeur de la prime d’intéressement exceptionnelle (qui représente au total 1 100 000 €) :
Pas 5 Pas 10 Pas 15
Agent routier 881 € 966 € 1042 €
Chef d’équipe 1012 € 1163 € 1295 €
Permanent de sécurité 983 € 1129 € 1258 €
Receveur Péager* 887 € 974 € 1048 €
RP 2X8 934 € 1024 € 1105 €
RP 3X8 1000 € 1099 € 1185 €
Receveur Chef (3X8) 1150 € 1322 € 1472 €
Etam N2 968 € 1112 € 1238 €
Etam N3 983 € 1129 € 1258 €
Etam N4 1090 € 1324 € 1500 €
*Au prorata des heures
La FAT propose de partir sur les mêmes bases que sur APRR pour pouvoir commencer à réfléchir.
Le DG répond que les structures de rémunération des deux sociétés sont très différentes et qu’on ne peut pas raisonner de manière équivalente.
Le DRH parle de situation hybride à propos de la prime exceptionnelle qui est à la fois de l’intéressement et du salaire.
La CFTC demande ce qu’il en est des autres demandes des organisations syndicales.
Le DRH répond que :
- La Direction a l’intention d’ouvrir une négociation au sujet du PERCO
- La décision concernant les actions gratuites ne dépend pas de AREA
- Le pass travaux relève du CE
- L’augmentation des seuils des TPA sera examinée dans le cadre de la négociation péage
- La société n’est pas en capacité de prendre en charge la totalité de la mutuelle en charge
- Le DRH du groupe EIFFAGE est en train de prendre tous les accords cadres afin d’en faire bénéficier l’ensemble des salariés du groupe.
Une suspension de séance est demandée. Toutes les organisations syndicales sont d’accord pour axer leur revendication principale sur l’augmentation générale des salaires.
Au retour de la Direction, on effectue le tour de table :
FAT : Priorité au salaire + 2 %
SUD juge les propositions de la Direction insuffisantes et demande en termes d’augmentation générale une somme égale pour tous, soit 1500 / 12 = 125 €.
SUD a l’impression qu’on demande aux salariés de payer la crise.
CFDT : propositions de la Direction insuffisantes : + 2 % à discuter. Sur le reste, un passage en N4 pour les mécaniciens et une indemnité de logement pour les agents routiers.
FO : attaché au salaire : + 2 % et mécaniciens en grille N3 avec un pas supplémentaire, euh, non, N4.
CFTC : + 2 %
CGT : priorité sur les salaires + 2 % ; plus une grille supplémentaire pour les mécaniciens (même tergiversation que FO) ; plus une mesure spécifique pour les bas salaires.
CGC : attend une mesure complémentaire pour 2010 de la part du Président de EIFFAGE ; se rallie à la demande majoritaire de 2 %.
Le DG estime que nous ne prenons pas collectivement la mesure de la crise… La situation est très difficile et nous devons en tenir compte. Avec les propositions actuelles, nous en sommes déjà quasiment au seuil symbolique des 2 %. Sans compter l’intéressement et la participation. Bref, il nous demande de revoir notre copie.
CFDT : dans l’état actuel, notre choix va à la priorité des salaires.
SUD s’interroge : que ça aille bien ou mal, on nous donne le niveau de l’inflation. Mais en définitive, qu’est-ce qu’on donne aux salariés ?
Le DRH rappelle que l’accord signé en 2008 a produit des fruits. Il n’y a qu’à regarder les chiffres du document qui nous a été distribué lors de la première réunion. Il ne partage pas la position de SUD sur le partage des richesses : ce n’est pas vrai que l’entreprise ne donne rien aux salariés, la Direction est vigilante, les salaires ne sont pas bradés. La soupe n’est pas mauvaise dans cette société. L’entreprise a mené une politique offensive en matière salariale.
SUD ne fait pas la même analyse : dans la vie de tous les jours c’est de plus en plus dur.
Petit break. Le DG précise qu’il souhaite un accord majoritaire. La CFDT pronostique que l’accord sera quasi majoritaire.
Après la suspension de séance, le DG maintient ses propositions concernant les mesures d’accompagnement qui représentent 0,16 % de la masse salariale. Par ailleurs, il propose :
- Pour les mécaniciens, un passage de la grille N2 à N3 au pas supérieur ;
- Une prime d’intéressement exceptionnelle à 0,7 % du salaire mensuel ;
- Une augmentation générale à 1,2 % ;
- Une mesure spécifique pour le premier collège : un pas supplémentaire au 1e septembre, ce qui équivaut à un impact de 0,4 %.
Le DRH souligne que les employés d’exécution représentent 50,64 % de la masse salariale. Rappel du GVT moyen : 0,8 %. Concernant l’augmentation de 0,1 % de la prime exceptionnelle d’intéressement, on obtient les valeurs suivantes :
Pas 5 Pas 10 Pas 15
Agent routier 1028 € 1127 € 1216 €
Chef d’équipe 1181 € 1357 € 1500 €
Permanent de sécurité 1147 € 1317 € 1467 €
Receveur Péager 1035 € 1137 € 1223 €
RP 2X8 1090 € 1195 € 1289 €
RP 3X8 1167 € 1282 € 1383 €
Receveur Chef (3X8) 1342 € 1500 € 1500 €
Etam N2 1129 € 1298 € 1445 €
Etam N3 1147 € 1317 € 1467 €
Etam N4 1272 € 1500 € 1500 €
NB : tous les exemples donnés dépassent le seuil symbolique des 1000 €…
Tour de table.
FAT réserve sa réponse.
SUD réserve sa réponse, mais a un avis assez négatif.
Le DRH rappelle qu’il faut savoir que le calendrier de cette année est chaud (versement des primes en mars). Le DG et le DRH ne sont pas Merlin l’enchanteur, il y a le CE à consulter, à la fin du mois. La Direction souhaite donc connaître les intentions des OS aujourd’hui. Le DRH glisse au passage que les propositions de la Direction montrent que le préavis de grève était anticipé. Il précise que sans accord une décision unilatérale sera prise, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de prime exceptionnelle d’intéressement.
CFDT donnera sa réponse en début d’après-midi.
FO juge l’augmentation générale insuffisante.
CFTC : nous vous entendons, mais vous non.
CGT donnera sa réponse cet après-midi, mais pense que la Direction a encore une marge de manœuvre.
La séance est levée. Retour au même endroit à 14H30.
Le DG arrive avec les propositions définitives de la Direction, c’est-à-dire deux revalorisations de dessous les fagots :
- + 2,5 % de panier (qui passe à 6,30 €) ;
- + 1,3 % d’augmentation générale.
La CGT demande une augmentation du pas à partir de juillet pour le premier collège ainsi que pour les grilles N1, N2, N3. CFDT rejoint CGT. FAT demande un effort sur l’augmentation générale.
La Direction se retire cinq minutes.
A son retour, le DG dit que chaque OS doit se prononcer pour ou contre la signature. Il propose d’anticiper l’augmentation du pas du 1e collège au 1e juillet. Ultime tour de table (en sens inverse :
CGC : Oui dans le cas où les autres OS sont signataires.
CGT : ok.
CFTC : délai de réflexion pour recueillir la vox populi.
FO : 1,3 % insuffisant, attend le tour de table.
CFDT : oui.
SUD : nous avons pris acte de vos propositions et avons bien noté l’effort fait pour le premier collège qui représente la moitié de la masse salariale mais plus en population. Nous avons aussi noté l’évolution de calcul c’est-à-dire que la NAO se fait sur la rémunération et non plus sur le salaire, ce qui inclut des éléments externes (GVT, intéressement, participation). Notre demande principale concerne le salaire de base (soumis à charges et qui contribue à la sécurité sociale et aux retraites). Par ailleurs, il nous semble important de prendre le temps de consulter le terrain. En conséquence, nous sommes dans l’impossibilité de nous prononcer favorablement.
FAT réserve sa réponse.
Le DRH fait le calcul : avec les signatures de CGT, CFDT et CGC, nous avons la possibilité d’un accord majoritaire. Une réunion de signature sera organisée mardi de 10 H à 19 H.
FAT a une demande supplémentaire par rapport au prêt.
Le DRH rappelle qu’il s’agit d’un remboursement sur 5 ans à un taux fixe de 4 % dans la limite de 2500 € à hauteur de ses placements). Il est impossible de le déconnecter de la NAO. Il s’agit d’une mesure qui permet au salarié de conserver son cash. Le projet d’accord sera transmis par voie électronique lundi matin et l’accord soumis à signature à partir de 10 H mardi.
Compte-rendu de la réunion relative à l’intéressement du vendredi 6 février
Le DG dit que le corps de l’accord est totalement homogène avec l’accord précédent. Une seule spécificité, le plafonnement 2009.
Le DRH évoque une deuxième spécificité au sujet du bonus malus.
Le DG rappelle les chiffres :
2005 : 68,1 %
2006 : 67,8 %
2007 : 69,4 %
2008 : 69,3 %
En trois ans, nous avons gagné + 1,2 % soit 0,4 % par an.
CGT s’interroge sur le fait que la valeur cible soit réalisable à + 0,4 % étant donné la conjoncture actuelle.
Le DG répond que la structure en central d’AREA a trouvé son équilibre, que la productivité du péage devrait s’améliorer et qu’au niveau des achats des efforts ont été faits.
CFDT dit qu’en dehors de l’effet crise qui est indéniable, il y a un effet seuil : plus on monte, plus il sera difficile d’atteindre la cible.
Le DG pronostique une réactivité importante de l’autoroute : on baisse très vite mais on remontera très vite [à rappeler dans une prochaine NAO...].
Le DRH qui veut qu’on soit synchro, rappelle que la Direction envisage de consulter le CE le 23 février et de proposer l’accord à signature dans la foulée. La Direction attend donc la position des OS dans un délai raisonnable (c’est-à-dire aujourd’hui).
Les orientations ne sont pas susceptibles de bouger beaucoup. La Direction souhaite recueillir les intentions des OS.
FAT : Favorable sur l’orientation, mais besoin de quelques ours de réflexion.
SUD : Même principe que sur l’accord précédent. Nous sommes contre la hiérarchisation. Donc c’est plutôt non.
Le DRH fait remarquer qu’en Suède, les OS non signataires ne bénéficient pas des accords [En Suède, les OS ont plus de poids...].
SUD rétorque qu’on a le droit de ne pas être d’accord.
CFDT va réfléchir aux données.
FO : plutôt oui, mais la lecture est difficile pour les salariés.
CFTC : plutôt positif.
CGT : ok.
CGC : favorable.
Bilan de la journée : on avance de plus en plus vite, mais peut-on parler de négociation ?
Remarque : la mesure spécifique pour le premier collège tend à rapprocher les employés d’exécution des premiers niveaux ETAM. Est-ce que cela peut aller jusqu’à imaginer une répartition dichotomique entre employés d’une part et cadres de l’autre ?
Quand on voit le niveau moyen des primes d’intéressement et de participation, on se dit que le haut du panier gagne pas mal sa vie…
QUESTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL SUD POUR LE 22 JANVIER 2009
QUESTION 1 : Reprise de la question 3 de la réunion DP du 17 octobre 2008. La demande d’affichage des astreintes des TPA devait être soumise au Chef du Département Péage. Qu’en est-il à ce jour ?
REPONSE : Les plannings des tours d’astreintes affichés sont suffisants.
SUD : en cas de besoin, adressez-vous aux assistants techniques.
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QUESTION 2 : Reprise de la question 7 de la réunion DP du 17 octobre 2008. A ce jour, aucun remplacement, ni aucune réparation du panneau syndical SUD n’ont été effectués. Nous vous demandons de bien vouloir faire le nécessaire rapidement.
REPONSE : Les travaux sont en cours pour résoudre un problème d’emboitement et de serrure défectueux.
SUD : trouve anormal qu’il faille un délai de plusieurs mois pour résoudre un problème si minime.
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QUESTION 3 : Reprise de la question 12 de la réunion DP du 11 décembre 2008. Si les demi-tours sont interdits, où doit se garer le personnel des centres d’entretien quand il se rend sur son lieu de travail ?
REPONSE : rien de changé, les salariés continuent à se garer comme ils le font habituellement.
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QUESTION 4 : Reprise de la question 17 de la réunion DP du 11 décembre 2008. Vous nous dites que le périmètre de gratuité en utilisant le badge a été fortement augmenté dans le cadre de la nouvelle procédure de titre de circulation. Pourtant nous perdons la gratuité du passage occasionnel en classe 3 ou 4. Pouvez-vous nous énumérer les avantages acquis grâce à la nouvelle procédure ?
REPONSE : le sujet a déjà été traité à plusieurs reprises. Après avoir débattu, plusieurs OS posent la même question que SUD : où sont ces avantages ?
SUD : dit que nous avons bien perdu les classes 3 et 4 et ne voit pas où sont les nouveaux avantages.
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QUESTION 5 : Des poids lourds en portefeuille au niveau du col de la Rossatière ont bloqué l’A48 mercredi 10 décembre en début de soirée. Des péagers se fiant aux informations de 107.7 pouvaient signaler aux usagers entrant sur le réseau que la circulation était difficile alors que l’A48 était bouchée. Pourquoi l’information du blocage n’a pas été donnée plus tôt ? Pourquoi l’accès au réseau n’a-t-il pas été fermé plus tôt ?
REPONSE : ne relève pas du DP.
SUD : bien que ce ne soit pas une question DP on peut souligner que les salariés en poste ont donné des indications erronées aux automobilistes qui demandaient s’ils pouvaient prendre le réseau sans être bloqués : bonjour la prestation de service !
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QUESTION 6 : Depuis de nombreuses semaines, les sanitaires du parking clientèle situés après le péage de Saint Quentin sont fermés pour cause de travaux. Les salariés du CP1 sont régulièrement sollicités pour faire face à des situations d’urgence (enfants en bas âge, femmes enceintes, etc.). Dans un souci de respect de notre clientèle, nous vous demandons d’installer rapidement des toilettes chimiques jusqu’à la fin des travaux.
REPONSE : les travaux de réfections du carrelage ont été interrompus à cause de la vague de froid. La météo étant redevenu plus clémente, ces travaux ont repris et les sanitaires devraient être ré ouverts au public fin de semaine 05.
SUD : cette réouverture tombe à pic en pleine crise de Gastro.
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QUESTION 7 : Pourquoi les cartes bancaires anglaises étaient-elles toutes en liste noire le premier week-end du mois de janvier ?
REPONSE : ce n’est pas un problème qui est spécifique à AREA mais de liste bancaire. C’était le fichier du Crédit Mutuel qui présentait des disfonctionnements.
SUD déplore que ce fût aussi une journée noire pour le personnel à qui on a demandé de retirer ces cartes. WHAT IS THIS FRENCH BORDEL ???
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QUESTION 8 : Pourquoi le poste à pourvoir de Surveillant de Viabilité sur le centre du Touvet a-t-il été attribué à un candidat extérieur ? Ce poste n’aurait-il pas pu être l’occasion de faire progresser un Chef d’équipe ?
REPONSE : Il n’y avait pas eu de candidature interne de chef d’équipe. En revanche, le candidat retenu est une personne extérieure provenant de la société ESCOTA.
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QUESTION 9 : Un poste fractionné avec interruption supérieure à deux heures peut-il être imposé à un salarié TPA dans le cadre de l’astreinte, alors que ce salarié a exprimé son refus concernant la programmation de tels postes ?
REPONSE : Non.
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QUESTION 10 : De quelle manière est calculée la prime de transport pour un salarié intérimaire ?
REPONSE : Egalité de traitement avec les salariés qui perçoivent cette indemnité.
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QUESTION 11 : La carte professionnelle étant désormais exclusivement réservée à l’activité professionnelle, nous demandons l’application de l’arrêt de cour de cassation qui stipule sa gratuité en cas de perte ou de casse.
REPONSE : Ok.
SUD : affiche un ☺.
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QUESTION 12 : Un accident de travail peut-il constituer un motif de minoration de prime ?
REPONSE : Non, cela ne vient pas en déduction du même montant que les primes de fin d’année.
SUD : prend bien note de la réponse.
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QUESTION 13 : Un Chef de centre à la tête de deux centres dispose-t-il, pour les primes de fin d’année, d’une enveloppe par centre ou d’une enveloppe globale ?
REPONSE : ne relève pas des DP.