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Solidaires : parce que c’est ensemble que nous imposerons nos revendications,
Unitaires : parce que les différences d’idées ne doivent pas diviser les salariés,
Démocratiques : parce que chacun doit pouvoir donner son avis…
“Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas, a déjà perdu” !
B.Brecht
Vous pouvez toujours consulter l’ancien blog, conservé pour archive, à cette adresse : http://sud-area.kazeo.com
Bonne journée !
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Le gouvernement organise un « sommet social » de pacotille
Organisons la réponse de la base sociale !
Le Président Sarkozy et le gouvernement organisent un « sommet» qu’ils prétendent « social » le 18 janvier parcequ’ils invitent, à l’Elysée,les « partenaires sociaux » : le patronat et cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CGC,CFTC). En réalité, les décisions antisociales sont déjà prises, annoncées, connues : ce sommet ’est qu’une grande ise en scène pour imposer de nouvelles mesures contre les salarié-es, contre celles et ceux qui produisent la richesse mais en profitent de moins en moins car elle est récupérée par une petite minorité depuis des années.
ce qui nous importe plus que le « sommet, c’est la base sociale : les millions de travailleurs/ses, de chômeurs/ses, de retraité-es, de jeunes en formation, qui souffrent de la crise organisée par le patronat, lesbanquiers, les institutions internationales et les gouvernements à leur service.
Comment oser accoler le mot « social » à la TVA, qui est l’impôt le plus injuste :
Mme Bettencourt paie le même taux de TVA qu’un RMIste ! Pourtant, voilà ce que le gouvernement présente comme une mesure-phare :
- créer un impôt qui pèsera bien lourdement sur les pauvres et sera insensible sur les riches,
- remplacer, tout ou partie, des cotisations patronales sur les salaires par une augmentation de la TVA, ce qui va renforcer les injustices et faire payer davantage les ménages et moins les entreprises !
L’emploi, un souci du gouvernement ? Le bilan est éloquent :
4 510 000 chômeurs/ses en décembre 2011, soit une augmentation de 5,2% par rapport à l’an dernier.
Il faut ajouter environ 500 000 personnes non-inscrites, radiées, en RSA forcé. Et ne pas oublier plus de 3,5 millions de précaires, 3 millions de temps partiels.
Le chômage partiel serait la solution magique ? Il y a seulement deux ans, le gouvernement avait déjà mis au chômage partiel plus de 600 000 salarié-e-s, en dépensant ainsi 300 millions d’€ d’argent public, … 300 millions d’€ économisés par le patronat !
Opération répétée avec l’exonération de cotisations sociales pour les heures supplémentaires. Si chômage partiel il y a, c’est au patronat de le payer à travers un fonds commun qui peut être alimenté sans problème avec seulement une petite partie de leurs bénéfices !
Il est paradoxal que gouvernement et patronat vantent les heures supplémentaires tout en prônant le chômage partiel.
A moins que leur intention soit surtout de renforcer la flexibilité des salarié-es ? Tout aussi contradictoire est le fait de mener bataille contre la réduction du temps de travail (« les 35 heures »), en l’organisant à travers le chômage partiel !
Il est vrai qu’il y a quelques différences de taille (même si nos critiques de la mise en oeuvre des « 35 heures » furent nombreuses et justifiées) : les pertes de salaire pour les travailleurs/ses et les économies pour le patronat, avec le chômage partiel.
A travers les licenciements, le chômage complet ou partiel, les « plans sociaux », le temps partiel imposé, … les patrons imposent une réduction du temps de travail à des millions de salarié-es, mais en leur faisant payer ! La solution est la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaire, sans perte de salaire.
De l’argent, il y en a ! Faisons en sorte qu’il serve à celles et ceux qui produisent, et non aux patrons, banquiers et actionnaires !
L’Union syndicale Solidaires avait proposé à l’intersyndicale d’appeler à une journée nationale de grève et manifestations le 18 janvier. Nous n’avons pas été suivis.
Solidaires participera aux initiatives unitaires décidées ce jour-là dans de nombreux départements, mais il est nécessaire d’aller plus loin, l’Union syndicale Solidaires :
- Soutient les mouvements de grève décidés dans certains secteurs professionnels, les nombreuses luttes de résistance menées dans les entreprises qui licencient.
- Appelle à coordonner les actions au plan interprofessionnel et national.
- Considère qu’une réponse syndicale européenne est nécessaire, face aux plans de rigueur qui s’attaquent aux droits des populations de tous les pays.
- Propose d’organiser dans les semaines qui viennent une manifestation nationale pour le droit à un emploi stable pour tous et toutes.
« A » qui la faute ?
Une des trois agences de notation, Standard & Poor’s, a décidé vendredi 13 janvier d’abaisser la note de neuf pays européens dont la France. Celle-ci a donc perdu son triple A, dont le maintien était devenu depuis quelques mois l’objectif central de la politique menée par le gouvernement, justifiant ainsi la contre-réforme des retraites et les plans d’austérité qui se sont empilés depuis plusieurs mois.
A travers ces abaissements des notes de neuf pays sur dix sept de la zone euro, c’est l’ensemble des mesures prises lors des sommets européens dits de la dernière chance qui se sont succédés pendant l’année 2011 qui sont condamnées par cette agence de notation. Cette condamnation porte en perspective, à quelques jours du sommet anti-social du 18 janvier, de nouvelles mesures d’austérité et risque de renforcer encore le chômage et la spirale récessive dans laquelle l’ensemble des pays de la zone euro reste enfermé. Elle confirme que les agences de notation sont un facteur d’aggravation de la crise. Encore une fois, ce sont les peuples qui sont menacés de payer pour une crise dont ils ne sont en rien responsables.
Pourtant des solutions existent, par exemple en permettant enfin à la BCE de prêter aux États de la zone euro afin de mettre un coup d’arrêt à cette aberration qui permet aux banques d’emprunter à la BCE au taux de 1 % pour ensuite prêter aux Etats à des taux exorbitants : au 13 janvier les taux des obligations à dix ans sont de 12,40 % pour le Portugal, 6,66 % pour l’Italie, 5,31 % pour l’Espagne, 3,29 % pour l’Autriche et 3,12 % pour la France. Pour la Grèce après plusieurs plans d’austérité, censés permettre de sauver ce pays et qui n’ont fait que paupériser sa population, ils sont à 44,59 % !
Pour l’Union syndicale Solidaires, pour sortir de cette spirale absurde, l’Union Européenne doit changer radicalement de politique. Cela ne sera possible que si les citoyens refusent la résignation et prennent en main leurs affaires, en imposant un véritable débat démocratique sur les politiques économiques face à la dette publique et à la pression des marchés. Telle est l’ambition de l’initiative d’audit citoyen lancée en France et dans plusieurs autres pays européens.
Pour l’Union syndicale Solidaires, il est aujourd’hui indispensable et urgent de construire au niveau européen les mobilisations nécessaire pour imposer d’autres choix économiques et sociaux.
Communiqué Solidaires, le 14 janvier 2012
Carambolage à Aignes : un agent des ASF tué, cinq personnes blessées dont un bébé
Un agent des ASF a trouvé la mort, hier après-midi sur l’A66, dans une terrible collision avec la voiture d’une famille de La-Tour-du-Crieu. Un bébé de 4 mois a été évacué vers un CHU toulousain.
Le brouillard et les mauvaises conditions de route pourraient être à l’origine d’un dramatique accident, hier après-midi, sur l’A66, à hauteur de Aignes, entre Nailloux et Pamiers.
Passager avant d’une voiture des autoroutes du Sud de la France (ASF), un employé de 54 ans, dont l’identité n’a pas été révélée, a été tué lors d’une collision avec un autre véhicule immatriculé dans l’Ariège.
L’accident a fait cinq blessés dont un grave, un bébé de quatre mois.
Cellule psychologique
Il était un peu plus de 15 h 40, hier après-midi, à Aignes, lorsqu’une automobiliste domiciliée à La Tour-du-Crieu et circulant en direction de Toulouse, sur l’A66, freine, probablement en raison des nappes de brouillard encerclant les voies rapides.
Sa voiture est alors percutée, par l’arrière, par une voiture des ASF dont le conducteur aurait été surpris par le ralentissement.
Le bilan est lourd : un mort et 5 blessés dont un bébé de quatre mois, présent dans la voiture percutée. Malgré les efforts des pompiers et médecins du SAMU, l’employé des ASF n’a pu être sauvé.
Cet homme revenait, avec un de ses collègues, d’une intervention portant sur des travaux d’entretien. Il travaillait au sein du district de Villefranche-de-Lauragais.
La brutale disparition de cet employé a semé l’effroi au sein de toute son équipe qui a reçu le soutien d’une cellule psychologique.
Parmi les cinq blessés, le bébé dont la famille réside à La Tour- du-Crieu, évacué dans un CHU toulousain, souffrait de blessures importantes mais le pronostic vital ne serait pas engagé.
Source : La Dépêche du Midi


